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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:35

Technique clé de mesure pour améliorer l'efficacité énergétique dans le bâtiment, le test d'infiltrométrie est rendu obligatoire dans l'habitat neuf par la Réglementation Thermique 2012.


 

Pour information, Batitec fait un test d'infiltrométrie intermédaire. Pourquoi ?


Cela permet de faire un premier bilan de votre construction lorsqu'elle est hors d'eau, hors d'air,  par rapport à la valeur cible à ne pas dépasser (0.6 m3/h/m²).

Cela nous permet de valider la qualité de notre mise en œuvre, d’identifier les principaux points de fuites et de valider les choix techniques tout en réduisant les coûts de reprise éventuels. Si des singularités sont repérées, elles seront corrigées in-situ. Cela contribue à une optimisation du test final. Le test d'infiltrométrie sur notre dernier chantier est de 0,51m3/h/m² ce qui correspond à une consommation d'énergie de moins de 50 kWh-ep/m2/an

 

INFILTROMETRIE, LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE


Depuis 1980, il y a eu de nombreuses incitations gouvernementales pour faire vérifier l'étanchéité à l'air des bâtiments. Il s'agissait surtout de la ventilation naturelle et de son installation correctement dimensionnée. L 'infiltrométrie représentait alors peu d'intérêts.
Elle a été prise en compte avec la RT 2005 et le label Bâtiment Basse Consommation BBC-Effinergie .
Dans le contexte de l'amélioration de la performance énergétique d'un bâtiment, le poste de déperdition par renouvellement de l'air représente une part conséquente du bilan de chauffage. Par ailleurs, une trop forte étanchéité à l'air conduit à une dégradation de la qualité de l'air et à un risque de condensation.
L'étanchéité a l'air est donc primordiale pour optimiser la consommation énergétique d'un bâtiment.

 

Le test d'infiltrométrie (aussi appelé Blower-door test) permet de mesurer la quantité d'air extérieur qui entre dans votre habitation. Depuis le1 Janvier 2013, l'application de la RT 2012 oblige toutes les nouvelles constructions a respecter le seuil de 0,6 m3/h/m2 ce qui implique un test systématique.

Pourquoi faire ce diagnostic?

Le test d'infiltrométrie fait partie de l'évaluation énergétique d'un bien et rentre dans le cadre des décisions prisent lors du Grenelle de l'Environnement afin de limiter les consommations d’énergies. Dans une maison standard, les fuites d'air disséminées un peu partout peuvent représenter 25 % des pertes de chaleur et ce chiffre peut monter jusqu’à 40 % dans une vieille maison. Cela entraine donc une surconsommation d'énergie pour réchauffer votre maison. L'objectif du grenelle est de limiter les pertes d'airs à 0,6 m3/h/m2, ce qui correspond à une consommation d'énergie de 50 kWh-ep/m2/an (Rang A pour le DPE).
Pour réaliser ce test, le diagnostiqueur va créer artificiellement - à l’aide d’un ventilateur dédié - une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur de la maison. Cela  permettra  de mesurer la quantité d'air rentrant par les fuites et d'identifier leurs localisations.

Pour cela, il installe tout d'abord la porte soufflante dans l'encadrement de la porte d’entrée principale de votre maison. Elle est composée d’un ventilateur, d’une toile de nylon étanche et d’un manomètre (appareil de mesure de la pression). La porte d'entrée n'est pas démontée, il suffit de l’ouvrir et de positionner la porte soufflante à l’aide d’un cadre de porte ajustable.

Le ventilateur, qui passe à travers cette toile, peut fonctionner à diverses vitesses. Le manomètre mesure le débit d’air à travers le ventilateur ainsi que la pression qui s’exerce sur la toile.

Puis, avant de commencer, notre diagnostiqueur inspecte votre maison afin de boucher toutes les ouvertures prévues pour permettre l’aération (ouverture sur les fenêtres, VMC ...) ainsi que les portes et fenêtres. Il ferme également toutes les ouvertures qui donnent sur les espaces non chauffés de la maison comme le grenier, le garage ou le vide sanitaire.
Les portes intérieures sont quant à elles ouvertes pour permettre à l’air de bien circuler dans la maison.

 
Ensuite, le diagnostiqueur démarre le ventilateur en augmentant progressivement sa vitesse. De cette façon, le diagnostiqueur détermine la vitesse nécessaire pour maintenir la maison en pression. Pendant toute cette opération, un ordinateur relié au manomètre effectue les relevés de mesures qui donneront la valeur du débit de fuite en m3/h/m2.
 
Enfin, après avoir recueilli ces mesures, le conseiller laisse le ventilateur en marche et inspecte toutes les pièces de la maison pour détecter les infiltrations d’air. Pour trouver ces infiltrations, il utilise simplement sa main ou encore une poire à fumée. Une fois ces fuites découvertes, le conseiller en évalue l’importance afin de les inclure dans son rapport.
 
Le test d’infiltrométrie complet dure environ une heure de l'installation au démontage de la porte soufflante.
 
 
 
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 12:35

Le moteur de calcul de la RT2012 ne donnant pas entière satisfaction, certains experts proposent de créer un label intégrant les émissions de CO2 et d'autres aspects environnementaux depuis la construction d'un bâtiment comme lors de son usage. L'association EdEn a organisé un atelier-débat autour de cette thématique, rassemblant notamment deux sénateurs membres de l'OPECST.

 

Jean Bergougnoux, président de l'association Equilibre des Energies (EdEn) s'étonne que la dernière réglementation thermique ne fasse aucune référence aux émissions de gaz carbonique dans ses critères alors que l'objectif prioritaire, rappelé par François Hollande en septembre 2013, est bien de réduire d'un tiers la consommation de combustibles d'ici à 2030.

 

Electricité et gaz naturel sur un pied d'égalité


Une caractéristique qui interpelle de nombreux spécialistes dont Marcel Deneux, sénateur de la Somme et président de l'Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) : "L'intégration du critère CO2 permettrait de renouer avec l'objectif essentiel de réduction des émissions mais aussi avec le principe de neutralité technique vis-à-vis des différentes énergies. La meilleure doit rencontrer le succès. Or il existe un biais technologique et une différence de traitement entre l'électricité et le gaz". Véhément, le sénateur, qui s'insurge contre la démesure documentaire de la RT2012, poursuit : "Le refus de mettre en place une norme CO2 n'émane nullement d'une réglementation européenne, contrairement à ce que prétend le gouvernement". Le président de l'OPECST estime que cette norme d'émission ne devrait pas juste être un coefficient pondéré parmi d'autres mais qu'elle devrait jouer un rôle prépondérant d'équilibrage entre les énergies primaires.

Son collègue de l'Office parlementaire, le sénateur de l'Orne, Jean-Claude Lenoir, soutient également cette idée et voit dans ce nouveau label, plus équilibré entre l'électricité et le gaz, une prime à l'innovation. "Aller vers le BBC était une priorité. La France a choisi la voie d'une norme extrêmement sévère avec une consommation de 50 kWh/m²/an. Mais le rapport Bataille-Birraux préconise un renforcement des contraintes pour le gaz", précise-t-il. "Il ne s'agit pas de contester l'importance du gaz en France, qui dessert aujourd'hui 11 millions de clients. Car il présente par exemple l'avantage de se stocker et que l'on peut contrôler l'origine des approvisionnements. Mais l'électricité possède d'autres avantages : c'est elle qui alimente les pompes à chaleur notamment", déclare le sénateur de l'Orne. Egalement membre de l'OPECST, il estime important de pousser tout l'appareil technologique français vers des solutions avancées et de se mobiliser pour l'innovation. "Il faut que la concurrence ne soit pas faussée", plaide-t-il.

Quelle méthode de calcul adopter ?


Philippe Haim, de l'Association française du gaz, révèle que la filière n'est pas opposée à la mise en place d'un critère CO2. Mais il insiste sur la méthodologie à employer afin de calculer les émissions. "Les méthodes moyennes ne sont pas adaptées pour éclairer un choix d'avenir", déplore-t-il, défendant plutôt l'idée d'approche "marginale", multicritères, permettant de mettre au point une réglementation thermique encore plus environnementale. Pour lui, le sujet des consommations mobilières d'énergie n'est pas suffisamment évoqué, alors que ce poste est au premier plan dans le logement, dépassant aujourd'hui les cinq usages réglementaires. Philippe Haim souligne également l'importance du comportement des usagers, susceptible d'avoir un impact extrêmement important. Enfin, il insiste sur une vérité reconnue : "L'enjeu de réduction des émissions de CO2 n'est pas sur la construction neuve mais bien sur la rénovation du parc existant".

Serge Lepeltier, qui a été ministre de l'Environnement entre 2004 et 2005, rappelle, pour sa part, qu'un label n'était pas une norme, et qu'il ne revêtait aucun caractère obligatoire. "Il s'agit d'un moyen d'avancer mais qui reste marginal", soutient-il. "Les normes doivent pousser vers l'équilibre dans le respect du mix énergétique, or l'équilibre électricité-gaz n'est pas respecté", conclut l'ancien ministre. Marcel Deneux, le sénateur de la Somme, pense qu'une mesure de la performance globale mettrait mieux en valeur le pilotage des consommations qu'un label. Une solution qu'il n'entrevoit qu'à moyen terme.

 

Deux propositions pour le label :


Le sénateur Lenoir formule deux propositions de modulation. La première enrichirait le "coefficient d'adaptation climatique" d'une notion de la réalité d'accès à la ressource gaz, pour les communes non raccordées au réseau de distribution notamment. Cette souplesse accrue du plafond en énergie primaire atténuerait le surcoût subi dans un marché moins concurrentiel et inciterait le gazier à étendre son réseau.
La seconde concerne la prise en compte de l'investissement dans un système de gestion des pointes de consommation électrique. Une prime serait alors accordée aux chauffages d'appoint bois, gaz ou aux systèmes électriques pilotés permettant d'alléger la demande lors des périodes de pointe.
Il s'agirait d'une incitation au développement de stockages locaux d'énergie de type batterie ou pile à combustible et à l'instauration d'offres incitant à l'effacement journalier. La modulation entraînerait une baisse des prix de ces solutions pour l'heure encore chères.

 

Source : batiactu

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 12:03

En vigueur depuis le 1er janvier 2013, la RT 2012 a logiquement dû changer le quotidien des professionnels du secteur de la construction, avec son lot d'obligations pour rendre le bâtiment encore plus vert. Quel bilan en tirent les constructeurs de maisons individuelles, les architectes et les artisans ? Le RT est-elle une avancée pour tous ? Détails.

"Elle ne va pas assez loin", "On a bien d'autres soucis", "Elle est un atout pour qui veut la prendre à bras le corps", "On aurait dû aller directement à la maison passive", "L'excellence, c'est 2020"… Les commentaires sont mitigés sur la nouvelle réglementation thermique 2012, qui est en vigueur pour tous depuis le 1er janvier dernier.

Près d'un an après son application généralisée, et alors que les salons Batimat et Interclima+elec ont fait la part belle à ce sujet, quid de la RT 2012 sur le terrain ? Est-elle à la hauteur de ses ambitions ? Il semblerait, selon une enquête Ipsos Public Affairs/Le Moniteur que le texte et donc son application restent difficiles à digérer… Ainsi, la RT 2012 n'aurait jamais été mise en œuvre par 10% des maîtres d'œuvre, 11% des maîtres d'ouvrage et 10% des entreprises. Du côté des artisans, la situation se révèle alarmante, puisque 41% d'entre eux se disent mal informés et 46% se considéraient opérationnels au moment du sondage (13 au 30 septembre 2013).

Artisans qui rient, artisans qui pleurent
Interrogés à la volée dans les allées du salon Batimat, certains artisans ne voulaient même pas évoquer le sujet. Priorité à l'emploi, la TVA ou la concurrence déloyale, déclaraient-ils. D'autres dressaient un bilan plus positif. "Nous travaillons avec des artisans que nous avons formés, qui veulent aller de l'avant et qui s'impliquent", nous confie, Benoît Raccosta, directeur projets chez le constructeur de maisons individuelles Mas Provence. Avoir l'envie, voilà peut-être le secret pour les artisans pour affronter cette montagne qu'est la RT 2012. Un menuisier rencontré sur le salon nous expliquait que sa profession était sans doute la plus au fait de la réglementation, que les contraintes apparentes pouvaient tourner à son avantage avec beaucoup de formation, d'information et de travail avec ses confrères d'autres corps de métier.

Un postulat que nous confirme Patrice Bideau, architecte dans la région Ouest : "La RT 2012 donne une ligne directrice, elle oblige à être performant sur la notion de bioclimatique et donc à favoriser le travail d'équipe. Elle met en commun les savoir-faire des architectes, BET et artisans afin que tous transmettent leurs réflexions". Pour lui, l'autre secret est de "rester à l'affût", "d'aller piocher à gauche et à droite, de lire et de s'informer au maximum". Et d'ajouter : "Après, c'est la culture et la compétence du professionnel qui entrent en jeu".
Etre proactif et dynamique, c'est aussi le credo chez Mas Provence. "La RT 2012, c'est un cercle vertueux : soit on la subissait, soit on était des acteurs à part entière. Nous avons choisi cette dernière option. 


Artisans qui rient, artisans qui pleurent
Interrogés à la volée dans les allées du salon Batimat, certains artisans ne voulaient même pas évoquer le sujet. Priorité à l'emploi, la TVA ou la concurrence déloyale, déclaraient-ils. D'autres dressaient un bilan plus positif. "Nous travaillons avec des artisans que nous avons formés, qui veulent aller de l'avant et qui s'impliquent", nous confie, Benoît Raccosta, directeur projets chez le constructeur de maisons individuelles Mas Provence. Avoir l'envie, voilà peut-être le secret pour les artisans pour affronter cette montagne qu'est la RT 2012. Un menuisier rencontré sur le salon nous expliquait que sa profession était sans doute la plus au fait de la réglementation, que les contraintes apparentes pouvaient tourner à son avantage avec beaucoup de formation, d'information et de travail avec ses confrères d'autres corps de métier.

Un postulat que nous confirme Patrice Bideau, architecte dans la région Ouest : "La RT 2012 donne une ligne directrice, elle oblige à être performant sur la notion de bioclimatique et donc à favoriser le travail d'équipe. Elle met en commun les savoir-faire des architectes, BET et artisans afin que tous transmettent leurs réflexions". Pour lui, l'autre secret est de "rester à l'affût", "d'aller piocher à gauche et à droite, de lire et de s'informer au maximum". Et d'ajouter : "Après, c'est la culture et la compétence du professionnel qui entrent en jeu".
Etre proactif et dynamique, c'est aussi le credo chez Mas Provence. "La RT 2012, c'est un cercle vertueux : soit on la subissait, soit on était des acteurs à part entière. Nous avons choisi cette dernière option. Et on est fier aujourd'hui de vous annoncer que nous venons de réceptionner notre première maison Effinergie+", explique Benoît Raccosta.

On ne pourra pas reporter indéfiniment
Intégrer en amont, anticiper, s'être préparé… Les professionnels du bâtiment n'ont eu finalement que peu de temps pour aborder sereinement la RT 2012, depuis son lancement lors du Grenelle de l'Environnement en 2007. Bien moins de temps que leurs confrères d'outre-Rhin, par exemple. Ce qui cause bien des disparités entre ceux qui sont opérationnels et les autres.

"On se rend compte que les acteurs ne sont pas prêts du tout !, s'exclame ainsi Patrice Bideau, architecte. Ce n'est pas faute d'information, à mon avis, mais juste un manque d'intérêt". Même son de cloche du côté de Mas Provence : "Nous avons fait le pas facilement grâce au BBC, mais depuis le début de l'année, il est devenu difficile de communiquer avec nombre d'acteurs, qui, à mon avis, ont manqué de réalisme. Ils se sont dit qu'ils pouvaient encore attendre, et de report en report, se sont laissés dépasser". Une réalité également éprouvée chez Trecobat, leader de la construction de maisons individuelles dans le Grand Ouest. "2013 a été une année très perturbée car chacun des acteurs a tenté de défendre ses positions. Il y a ceux qui continuent de vendre comme avant, en contournant la réglementation et ceux qui veulent aller de l'avant", nous confie Alban Boyé, DG de Trecobat. "La filière bâtiment est formatée comme cela depuis des années", se lamente-t-il, estimant qu'il y a un vrai risque pour l'avenir. "Le moment de vérité se fera au printemps/été 2014, au moment où les premières maisons vendues arriveront avec l'obligation de résultat. Je ne sais pas encore mesurer le pourcentage de désordres que cela engendrera, mais cela risque d'infléchir la réglementation", ajoute-t-il.

La RT 2012, source de blocages ? En effet, "l'obligation de résultat imposée par la RT fait que la réalité des couts sera valable pour tous. Jusqu'ici, on pouvait toujours tricher, désormais, ce ne sera plus possible. Certains résisteront au détriment de leurs marges, mais si le marché ne redémarre pas, cela risque d'être compliqué!", s'inquiète Alban Boyé. Et de dénoncer le fait que les labels HPE et THPE qui devaient être actés ne sont toujours pas en place. "Nous étions prêts à être THPE dès cette année, voire RT 2020. Mais là on est obligé de détricoter notre offre et d'être moins riche dans nos solutions afin de nous ajuster au marché et à la concurrence qui devient rude. L'innovation, la R&D sont bloquées, et nous ne pouvons plus être en phase avec les attentes clients. C'est regrettable". "Il y a un décalage", soutient Patrice Bideau, architecte. La RT 2012 est une question de bons sens, mais on s'est arrêté au milieu du chemin. On aurait dû aller jusqu'à la maison passive ! Mais la RT nous oblige à installer une PAC, donc globalement, on continue de construire comme avant et on ajoute une PAC".

Après 2012, 2020…
Viser la RT 2020, c'est donc le tournant choisi par certains, comme le constructeur Villas La Provençale, dirigée par Jacques Patingre. Pionnière de la maison durable, la société a commencé à s'intéresser au BBC dès 2007 et a su profiter de la défiscalisation sur le BBC pour vendre massivement. "La transition s'est faite en douceur chez nous, aujourd'hui notre objectif est de prôner le renfort du bâti auprès de nos clients, c'est pourquoi nous lançons la marque 'Génération bâti durable'. La RT 2012 était nécessaire car elle a apporté énormément, mais maintenant l'excellence en matière de construction, c'est 2020 et la maison passive, voire positive!", nous explique Jacques Patingre. Et de conclure : "Après 2020, on n'attend plus rien dans le neuf. Il faudra tout miser sur la rénovation énergétique".

 

Carine Lauga (22/02/2014) site batiactu

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:25

L’interprétation de l’arrêté du 26 octobre 2010, relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments, pouvait laisser entendre que seuls les appareils de chauffage au bois disposant d’un système de régulation étaient conformes à la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) dans l’habitat neuf.

 

 A la demande du Syndicat des énergies renouvelables, la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages (DHUP),  vient de publier une fiche d'application* qui précise que tous les appareils de chauffage au bois peuvent franchir le seuil des maisons individuelles.

 

Ce document, destiné aux bureaux d’études thermiques, mais également aux prescripteurs immobiliers, précise les usages du chauffage au bois dans les constructions neuves.

 

Pour les appareils de chauffage non pourvus d’une régulation automatique

 

Ces derniers retrouvent leur prescription, qui figurait dans la RT 2005, si le logement est équipé d’un système principal de chauffage doté d’un dispositif d’arrêt manuel et d’un réglage automatique de la température intérieure.

 

Les appareils fonctionnant au bois interviennent alors comme un complément de chauffage permettant de réduire la consommation de gaz ou d’électricité.

 

Pour les appareils de chauffage pourvus d’une régulation automatique

 

Ces derniers sont considérés comme énergie principale si la surface totale de l’habitation ne dépasse pas 100 m2. Ils bénéficient d’un « bonus thermique »** s’il n’existe pas d’émetteur ni de réservation permettant d’installer d’autres sources de chauffage dans les pièces de jour.

 

L’autre condition est que dans les pièces de nuit, le chauffage soit assuré pour partie par l’appareil indépendant de chauffage au bois et, pour partie, par un autre système de chauffage d’appoint ou avec les réservations permettant d’en installer.

 

Situation clarifiée

 

La fiche d’application qui vient d’être publiée clarifie le statut du bois énergie dans les constructions neuves et lève toute ambigüité, qu’aurait pu générer l’interprétation de l’arrêté du 26 octobre : tous les appareils de chauffage au bois permettent de répondre à l’exigence de la RT2012, qui impose d’avoir recours à, au moins, une source d’énergie renouvelable.

 

« Cette publication, qui précise les usages des appareils de chauffage au bois domestique dans l’habitat neuf, est une excellente nouvelle. Nous disposons désormais d’un important levier pour prescrire cette énergie renouvelable dans l’habitat individuel.

 

Rappelons que, face à la montée des prix de l’énergie, le chauffage au bois s’affirme de plus en plus comme une énergie compétitive, au prix stable et bon marché, en particulier quand il est utilisé dans des appareils labellisés Flamme Verte, » rappelle Olivier Grelier, Président de la commission « Chauffage au bois domestique » du Syndicat des énergies renouvelables.

 

 

*Une fiche d’application permet d’apporter des éclairages dans l’objectif de faciliter l’application de la RT 2012 sur un point précis.

**Le bonus thermique réduit l’impact environnemental du bâtiment en termes d’émissions de gaz à effet  de serre, grâce à l’utilisation d’une source d’énergie renouvelable.

 

 

En savoir plus

La fiche d’application « Prise en compte des appareils indépendants de chauffage à bois dans les maisons individuelles ou accolées » est téléchargeable en cliquant ici

 

 

 

Source : batirama.com,
Publié le 21/11/2013

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 12:15

Le Conseil d'Etat a ébranlé le secteur de la construction ce mardi 24 avril, en publiant l'annulation de l'arrêté méthode de la RT 2012. Loin de remettre en cause le fond, ce rejet a été motivé pour un vice de forme. En effet, seul le ministère du Logement avait été signataire de cet arrêté. "La DHUP aurait dû consulter la direction du climat et celle de l'industrie et de l'énergie. Or elle a choisi de rédiger le texte seule", nous expliquait, hier, maître Alexandre Le Miere, avocat du Gifam*.

 

Par cette annulation, le Conseil d'Etat demande de procéder à une nouvelle signature de l'arrêté et qu'il le soit conjointement par Cécile Duflot et Delphine Batho. "En outre, pour garantir la sécurité juridique des projets de construction en cours et assurer la continuité de l'application de la RT 2012, le Conseil d'Etat a indiqué que cette annulation ne serait effective qu'à l'issue d'un délai de trois mois à compter de la date de décision, soit le 24 juillet 2013", a tenu à rassurer les ministères, dans un communiqué commun.

Concrètement, la RT 2012 continue dès à présent de s'appliquer selon les mêmes dispositions et exigences definies dans les textes déjà publiés, précisent les ministères.

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Mercredi 24 avril dernier, le Conseil d'Etat a rendu une décision pouvant être lourde de conséquences : annuler l'arrêté méthode sur les modalités d'application de le RT 2012 pour "vice de compétence". Le texte ayant été élaboré par la seule DHUP (ministère du Logement), manquaient les signatures des autres ministères concernés, à savoir ceux de l'Energie, de l'Industrie et du Développement durable. "Mais pourquoi donner une période de trois mois si ce n'est pour valider une nouvelle version du texte ?", s'interroge Antonin Briard, ingénieur efficacité énergétique au Gimélec (Groupement des industries de l'équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés). "Nous pensons qu'il va y avoir une concertation, car le texte ne satisfaisait pas grand monde et fournissait des résultats peu probants", estime l'ingénieur.

 

Le Gimélec entend donc profiter du délai pour "contribuer à la réflexion du Gouvernement" et "favoriser un réalignement des dispositions", précise un communiqué de presse. "Nous souhaitons notifier au titre V de la RT 2012, les technologies d'efficacité énergétique active et exprimer leur potentiel d'économies et la soutenabilité financière sur le secteur du bâtiment", nous précise Antonin Briard. Les entreprises du Gimélec s'appuieront sur l'étude "L'efficacité énergétique, levier de la transition énergétique", publiée en janvier 2013. Le groupement se positionne en faveur du passage d'une obligation de moyens à une obligation de résultats, assortie d'une vérification des performances des bâtiments permettant de s'engager sur la facture énergétique finale et sur les niveaux d'émissions de CO2. L'Afpac (Association française des pompes à chaleur) adopte elle aussi une position assez proche : "Il s'avère que dans la transcription du Grenelle, qui est le fondement de la RT, un certain nombre d'éléments sont manquants. La dimension CO2 a disparu des écrans", nous confirme Eric Baudry, vice-président de l'association. "Les pompes à chaleur pâtissent donc de l'absence de notion d'inhibition du CO2 et, tout comme le chauffage électrique à effet joule, de la prise en compte insuffisante du coefficient de 58. C'est une double peine !"

S'affranchir du débat électricité-gaz
"S'inspirer du modèle allemand KfW est intéressant : il conditionne le niveau d'aide au niveau de performance atteint", explique l'ingénieur du Gimélec. "Pour démocratiser l'efficacité énergétique, il ne faut pas favoriser une solution énergétique en particulier, mais laisser une libre concurrence s'exprimer entre les technologies pour stimuler l'innovation. Il est important de garder la neutralité dans les dispositifs réglementaires en considérant le niveau de consommation final et s'affranchir du débat électricité-gaz". Eric Baudry est du même avis : "Le grand perdant est encore le consommateur à qui l'on impose des solutions. Il faut rétablir la liberté de choix. Nous sommes prêts, à l'Afpac, à faire des propositions aux ministres, et nous souhaitons participer à des réunions de concertation pour faire intégrer les notions de modulation de gaz à effet de serre dans le modèle de calcul. Cet élément permettrait de faire avancer la situation, toutes énergies confondues, et de porter en avant le caractère de performance. Ce serait un non-sens si l'arrêté était reconduit tel quel".

Du côté de GDF-Suez en revanche, on ne s'attend pas à une modification profonde du texte de la RT 2012 : "C'est un motif de pure forme. La réglementation continue de s'appliquer suivant la même disposition. La continuité sera garantie", nous assure un porte-parole. Le fournisseur de gaz attend donc calmement que soit publié le nouvel arrêté sans que de nouvelles propositions soient nécessaires. Mais dans ce cas, le Gifam a déjà prévenu qu'un nouveau recours serait déposé.

 

source batiactu.com

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Published by BATITEC CONSTRUCTEUR CONSTRUCTION MAISON BOIS BBC - dans RT 2012
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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 08:01

Réussir le dépôt du permis de construire


L’une des principales mesures de la RT 2012 fait jour à ce niveau de la construction, l’obtention d’une attestation fournie par le METL, Ministère de l’Égalité des territoires et du logement à joindre à la demande d’instruction du permis de construire. Cette pièce valide le fait que l’étude thermique du projet répond aux exigences de la RT 2012.

L’étude thermique est réalisée avant la construction grâce à un mode de calcul pré-établi, à l’aide de logiciels validés par les pouvoirs publics basés sur le moteur de calcul TH BCE 2012.

  • Dans cette nouvelle démarche, le futur propriétaire, le constructeur et le bureau d’étude thermique échangent des informations dès le début du projet, condition sine qua non pour atteindre l’objectif de 40 à 65 kWh/(m2.an) fixé par la législation (décret du 26/10/2010).
  • Cette synergie porte dans un premier temps sur la prise en compte des paramètres du terrain afin de tenir compte de l’ensoleillement de la future maison, en effet dans la Rt 2012 la conception bioclimatique est mise en exergue.
  • On module la disposition des pièces, des portes-fenêtres et des fenêtres en fonction des facteurs d’ensoleillement, la RT posant comme préalable un ratio 1/6 de vitrages en rapport de la surface du plancher.


  • On se penche sur l’isolation apportée par les composants des parois extérieures (plancher, murs, baies et toiture) charge aux intervenants de choisir des isolants bio-sourcés ou plus conventionnels, le législateur laissant plus de liberté que pour la RT2005, en ce domaine.

 

  • On conceptualise les modes de chauffage et de refroidissement.

 

Nous avons là tous les intrants du premier coefficient important à calculer par le BE de la RT 2012 le Bbio, besoin bioclimatique conventionnel.

 

A ce stade de concertation dès que le projet est suffisamment définit, le constructeur ou le maître d’oeuvre et son client s'engage par contrat. Avant de déposer le permis de construire, le bureau d’étude procède à l’étude thermique du projet.

L’étude devant être fournie sous format électronique.

Le constructeur ou le maitre d'oeuvre se connecte sur le site Internet: www.rt-batiment.fr/attestations afin de rentrer l’identité et les caractéristiques thermiques du projet, en commençant par le Bbio (besoins énergétiques). Le site génère automatiquement une attestation au format pdf.

Cette attestation est jointe au permis de construire déposé en mairie, puis instruit par les directions départementales des territoires.

 

Les sanctions en cas de non respect de la RT 2012


Des contrôles peuvent être effectués sur site, pendant une durée de 3 an après l’achèvement des travaux par un tiers qualifié pour vérifier la prise en compte de la règlementation. Le maître d’ouvrage devra produire le document du test de perméabilité à l’air et l’attestation de prise en compte de la RT.

Sans ces deux documents, il sera impossible d'obtenir le certificat de conformité de la maison.

En cas de non respect de ces points Les sanctions pourront être civiles mais aussi pénales.

En effet, la RT 2012 est une norme technique, imposant des degrés de performance technique, devant être respectée.

Le manquement à cette obligation (portée par l’article L 111-9 Code de la Construction et de Habitation (CCH)) est prévu à l’article L 152-2 CCH et est sanctionné par l’interruption des travaux et obligation de mise en conformité (article L 152-2 CCH), 45 000€ d’amende et 6 mois de prison en cas de récidive (article L 152-4 CCH).

Dans l’hypothèse où les travaux continueraient, le maître d’ouvrage encourt 3 mois de prison et 45 000€ d’amende (article L 152-3 CCH).

 

 

Les conditions à remplir à l’achèvement des travaux


Le maître d’ouvrage fournit à l’administration une seconde attestation obtenue par l’intermédiaire du site www.developpement-durable.gouv.fr après avoir renseigné un formulaire en ligne se basant sur les données des deux documents suivants:

  • Le résultat du test de mesure de perméabilité de la construction

La RT 2012 assujettie le projet à une obligation de résultat de 0,60m3/(h.m2)de parois déperditives, hors plancher bas.

Ce point semble être contraignant pour certains, en fait il renvoie juste à un respect des règles de l’art dans la mise en oeuvre des matériaux. Un gros effort devra être fait par de nombreux professionnels, cela entrainera la création de nouveaux emplois, opérateurs en infiltrométrie, formateurs.

  • Le récapitulatif standardisé dʼétude thermique en format informatique au moyen dʼun logiciel agréé par le CSTB donnant les éléments à communiquer à lʼadministration

Il doit donner la valeur Bbio du projet, qui doit être inférieur ou égal au coefficient maximal Bbio max et doit renseigner sur les valeurs Cep du projet (consommation conventionnelle dʼénergie primaire)

 

Pour conclure

 

Les pouvoirs publiques ont re-transféré une part du portage du projet vers le MO,  nous passons de lʼère ʻʼ clef sur la porteʼʼ à une phase consomme-acteur .

Certes beaucoup trouvent ces règlementations contraignantes, mais las comme sur nos routes , cʼest la peur du gendarme qui malheureusement à fait régresser le nombre de morts.

Donc nous avons tous, maîtres dʼouvrage, architectes, constructeurs, bureau dʼétude, en travaillant en synergie, lʼopportunité dʼagir en tant quʼéco-citoyen, ce dont les générations futures nous serons gré.

 

source : www.forumconstruire.com/guides (excellent site recapitulatif sur la RT2012)

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 13:33

 

Le Diagnostic de Performance Energétique, outil à la fois récent et incontournable, mérite un point clair et objectif sur ses défauts mais également son potentiel d'avenir. C'est clairement un indicateur de performance ou de « non performance énergétique », et dans ce cas il a le mérite de présenter dans un cadre conventionnel un état pour comparer deux situations, avant et après améliorations. Si le discours paraît simple, la mise en application l'est moins et nécessite d'être cadrée. 

Le DPE est devenu un outil incontournable.

  • Il est désormais affiché dans toutes les vitrines des agences immobilières

  • Il est joint depuis 2006 lors des ventes aux actes notariaux

  • Le montant du prêt à taux zéro est conditionné par la classe énergétique issue du DPE

  • Le Grenelle de l'environnement renforce le dispositif par l'annonce de l'obligation de réaliser des DPE pour les locations de bâtiments tertiaires et par l'obligation de réaliser des DPE à l'immeuble pour les bâtiments de moins de 50 logements en chauffage collectif

Mais il est également décrié quant à sa fiabilité : résultats aléatoires selon les opérateurs.
Le ministère du logement a annoncé la mise en place d'un plan de fiabilisation de ce dispositif étant donné son importance croissante.

 

Le DPE en quelques mots :

 

Il se compose de 4 pages et doit être réalisé par un diagnostiqueur indépendant et certifié, il est valable 10 ans.

 

 

Le DPE est un état des lieux de la performance énergétique d'un bâtiment :

 

  • Consommations énergétiques
    - Consommations d'énergie finale, par usage et par type d'énergie (kWhEF/m²an)
    - Consommation d'énergie primaire (kWhEP/m²an)
    - Consommation d'énergie d'origine renouvelable (kWhEP/m²an)

  • Émissions de gaz à effet de serre (kgéqCO2/m²an)

  • Coût des consommations d'énergie (€/m²an)

  • Etiquette "energie" et « climat »

Mais il doit également contenir des recommandations pour l'amélioration de la performance énergétique du bâtiment :


  • Bon usage des locaux

  • Bonne gestion des équipements

  • Recommandations techniques

  • Dans certains cas
    - Travaux types
    - Évaluation de la rentabilité des améliorations proposées

 

Quelques retours de mécontentements les plus fréquents

 

 

  1. DPE établis sans visite sur site
  2. DPE établis rapidement ; données d'entrée de calculs erronées car par défaut
  3. Résultats différents pour une même maison mais avec un DPE réalisé par des opérateurs différents
  4. Logiciels de calculs avec des résultats différents
  5. DPE factures dans des résidences secondaires aboutissant à une classe A
  6. Recommandations non adaptées

 

Les problèmes rencontrés concernent la qualification des acteurs


Les diagnostiqueurs immobiliers avaient été choisis en 2006 comme un des acteurs pour réaliser les DPE pour plusieurs raisons :

 

  • Au vue du nombre de transactions immobilières de plusieurs millions de logements par an (vente+location) les  bureaux d'études et les thermiciens ne peuvent pas  faire face à cette demande importante

  • Réduction des coûts pour les particuliers en faisant appel à un professionnel polyvalent qui propose un « package » de diagnostics immobiliers (amiante ; loi carrez ; plomb ; …)

  • Un diagnostiqueur immobilier formé, qualifié et sérieux peut faire un état des lieux fiable après une formation de quelques jours, surtout si c'est un professionnel du bâtiment, mais il a beaucoup de difficultés à indiquer des recommandations car il ne le fait pour aucun autre diagnostic et il n'est pas en confiance pour en faire d'où le recours à des recommandations automatiques ou des pages vides sur ce sujet pour de nombreux DPE.

  • Le problème pour les particuliers vient du fait que celui qui paie le DPE ou les autres diagnostics immobiliers, est le vendeur, qui est souvent plus intéressé par un prix bas que par une prestation de qualité et le choix se fera donc souvent au moins-disant.

  • Pour les gestionnaires de parc, les appels d'offre ont été lancés massivement entre 2007 et 2009 avec la volonté de réaliser des DPE sur l'ensemble de leur parc dans des délais très courts et avec des critères de prix souvent prépondérants, les marchés ont donc souvent été attribués à des sociétés importantes qui n'avaient pas suffisamment de main d'œuvre qualifiée pour réaliser ces missions, certains ont fait réalisé les DPE par des intervenants non formés et non certifiés, d'autres en certifiant en interne leur personnel via une filiale mais sans formation de qualité à la base, la qualité des rendus s'avèrent donc souvent de qualité médiocre sans contrôle qualité extérieur.

 

Certaines sociétés font faire les visites par du personnel non qualifié et non certifié et le rapport est ensuite signé par un salarié qui est certifié ….cela pour limiter les frais de certification du personnel avec le risque de démission une fois la certification obtenue pour aller se vendre à la concurrence.
Par ailleurs, en 2007-2008, l'ANPE recommandait souvent aux personnes en recherche d'emploi de se reconvertir en Diagnostiqueur Immobilier…
Il semble qu'un autre problème du DPE vient de la certification des compétences des acteurs.

En effet, il y a un grand nombre d'organisme certificateurs avec des niveaux très différents d'examens. Un opérateur préférera s'inscrire chez un organisme ayant un examen réputé facile plutôt que difficile. Par ailleurs, le COFRAC ne vérifie absolument pas le niveau technique de l'examen, il ne fait que vérifier que les procédures sont bien appliquées.

Alors que le DPE est censé être réalisé aussi bien dans des logements que de très grands bâtiments tertiaires, la plupart des organismes certificateurs ont focalisé leurs examens sur des cas simples de maisons ou appartements.

 

 

En conclusion


 

Rappelons déjà que la France fut l'un des premiers états membres de l'Europe à transcrire la directive performance énergétique bâtiment et le DPE est l'une des exigences mentionnées dans cette directive.

Des démarches volontaires avaient été amorcées au préalable dans d'autres pays et ils avaient également rencontrés de nombreuses difficultés concernant les modalités d'application ; les sauts de classes; la qualification des acteurs ;
Tous les états membres de l'Europe sont encore en période de rodage, mais de façon différente selon contextes locaux, car le dispositif est jeune.

On a tendance à attendre, lorsqu'un dispositif réglementaire est mis en place, qu'il soit parfait de suite, ce qui est illusoire…
Pour mémoire, il existe depuis 1974 en France une réglementation thermique obligatoire pour toutes les constructions neuves. Or en 2011, dans le secteur de la maison individuelle, presque la moitié des maitres d'ouvrage type particuliers, déposant un permis de construire n'en ont pas connaissance et donc sont incapables de justifier de son respect.

Le DPE est victime de sa médiatisation et désormais de ses enjeux, surtout en matière de financement. Il est donc primordial de le fiabiliser mais à travers tous les maillons de la chaine des acteurs, car il ne faut pas croire que l'Etat pourra seul résoudre tous les problèmes. On peut citer en autre :

 

  • Les responsabilités du client commanditaire du DPE : choix du diagnostiqueur pour ses compétences d'abord et ensuite pour son prix ; transmission au diagnostiqueur de tous les éléments possibles (factures ; travaux réalisés ; accès à l'ensemble du bien ;…) ; courrier à l'organisme certificateur en cas de constatation d'une erreur majeure ;…

  • Les sociétés de diagnostics immobiliers : former de manière continue le personnel ; confier la visite sur site et l'élaboration du rapport à une seule personne ; réaliser des contrôles qualité sur les dossiers ; ne répondre que sur des secteurs pour lesquelles elles disposent de personnes compétentes ; ….

  • Les bureaux d'études : devenir un acteur de ce dispositif surtout sur les grands tertiaires et les parcs immobiliers car c'est un outil très utile pour réaliser des stratégies énergétiques de parcs immobiliers et donc un préalable qui déclenchera des audits énergétiques sur les bâtiments les plus énergivores.

  • Les notaires et agents immobiliers : arrêter de dire que le DPE n'a aucun intérêt et que c'est de la paperasse en plus ;…

  • Les organismes certificateurs : harmoniser les niveaux des examens et renforcer les contrôles.

  • Ne pas confondre DPE et audits énergétiques qui sont deux dispositifs complémentaires mais bien distincts

....

 

Nous vous conseillons l'intégralité de cet article de  Nathalie TCHANG - Directrice Adjointe du bureau d'études

« Energie et Développement Durable » sur le lien suivant : link

 

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 12:45

Si on pose la question du coût d’une maison bois, la majorité du public non averti interrogé, dirait qu’elle est plus chère qu’une maison dite « traditionnelle ».

 

Or, lorsqu’on observe de plus près, on constate que cet a priori n’est plus vrai. Les fondations, par exemple peuvent être réduites en raison du faible poids d’une construction bois. L’étude du projet en amont, une bonne planification, une ossature un pré cut permettent une vitesse de pose sur le chantier. Cela réduit considérablement le sur coût lié aux retards ou improvisation sur chantier. La rapidité de mise en œuvre permet un emménagement plus rapide et donc de réduire les frais de logement ou d’un remboursement de crédit immobilier.

 

Si on ajoute à cela une économie de 30% sur la facture énergétique, par rapport à du traditionnel à isolation égale, une sensation de confort dans un foyer sain et un bilan carbone très positif au regard des autres systèmes constructifs, on peut légitimement dire que la maison bois du 21 eme siècle est l’habitat durable de demain.

 

Source : extrait de l’édito Architecture Bois et Dépendance, Aout-septembre 2011

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:23

Les orientations retenues à l'issue des tables rondes du Grenelle de l'environnement à l'automne 2007 ont amorcé la mutation écologique de la France. La mise en œuvre des comités opérationnels a permis de définir les voies, moyens et conditions requis pour une entrée en vigueur des conclusions du Grenelle notamment le renforcement de la réglementation thermique dès 2012 pour tous les types de bâtiments qui y sont soumis.

L'ensemble de ce travail sur l'orientation énergétique de la France s'est traduit concrètement par le vote des lois Grenelle I et II. Ces deux lois servent désormais de socle pour l'élaboration de l'ensemble des mesures nécessaire à la mise en place de la politique énergétique de la France, et notamment les principes de la RT 2012.

La RT 2012 : un engagement fort du Grenelle de l’environnement

Conformément à l'article 4 de la loi Grenelle 1, la RT 2012 a pour objectif de limiter la consommation d'énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/(m².an) en moyenne, tout en suscitant :

  • une évolution technologique et industrielle significative pour toutes les filières du bâti et des équipements,
  • un très bon niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix de système énergétique,
  • un équilibre technique et économique entre les énergies utilisées pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire.


Afin de répondre à ces différents objectifs, la DHUP a engagé l'élaboration de la RT 2012 depuis l'été 2008. Douze groupes de travail thématiques ont été réunis depuis lors (groupe tertiaire, acteurs du résidentiel, enveloppe, systèmes, etc). Ces groupes de travail thématiques étaient composés d'experts des professions concernées par chaque thème, afin de recueillir et de débattre publiquement des contributions (plus de 500 au total) de chacune des professions quant aux futures exigences et à l'application de la RT 2012.
Entre septembre 2008 et février 2010, 6 conférences consultatives ont permis à la DHUP de présenter périodiquement les avancées des travaux et orientations à plus d'une centaine d'organisations représentatives des acteurs concernés. La conférence du 19 février 2010, a permis d'une part de récapituler l'ensemble des exigences prévues par la RT 2012 et, d'autre part, d'en illustrer les impacts techniques, économiques, énergétiques et environnementaux aussi bien sur la base d'exemples représentatifs qu'au niveau macroscopique.


La Réglementation Thermique 2012 sera applicable à tous les permis de construire déposés :
  • à partir du 28 octobre 2011 pour les bâtiments neufs du secteur tertiaire, public et les bâtiments à usage d'habitation construits en zone ANRU,
  • à partir du 1er janvier 2013 pour tous les autres types de bâtiments neufs.

 

 

source : www.rt-batiment.fr ( édité par le CSTB)

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:16

 


Le diagnostic de performance énergétique (DPE) renseigne sur la performance énergétique d'un logement ou d'un bâtiment, en évaluant sa consommation d'énergie et son impact en terme d'émission de gaz à effet de serre. Il s'inscrit dans le cadre de la politique énergétique définie au niveau européen afin de réduire la consommation d'énergie des bâtiments et de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

 


 

  Le DPE décrit le bâtiment ou le logement (surface, orientation, murs, fenêtres, matériaux, etc), ainsi que ses équipements de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire, de refroidissement et de ventilation. Il indique, suivant les cas, soit la quantité d'énergie effectivement consommée (sur la base de factures), soit la consommation d'énergie estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment ou du logement.

 

La lecture du DPE est facilitée par deux étiquettes à 7 classes de A à G (A correspondant à la meilleure performance, G à la plus mauvaise) :

 

· l'étiquette énergie pour connaître la consommation d'énergie primaire ;

· l'étiquette climat pour connaître la quantité de gaz à effet de serre émise.

 

  

schema-DPE

Bien entendu, les consommations réelles des bâtiments dépendent très directement des conditions d'usage et de la température effective de chauffage ; les consommations estimées ne sont donc pas une garantie contractuelle, mais elles permettent une comparaison objective de la qualité des logements et bâtiments mis en vente ou loués.


Le diagnostic comprend également des recommandations qui permettent à l'acquéreur, au propriétaire, au bailleur ou au locataire, de connaître les mesures les plus efficaces pour économiser de l'énergie : il s'agit de conseils de bon usage et de bonne gestion du bâtiment et de ses équipements, ainsi que de recommandations de travaux. Ces travaux conseillés ne sont pas obligatoires : le DPE a pour objectif d'inciter à améliorer la performance énergétique du bâtiment, pas d'obliger à la réalisation de travaux.

 

Sauf cas particuliers, un DPE est valable 10 ans.


Le diagnostic de performance énergétique doit être établi par un professionnel indépendant satisfaisant à des critères de compétence et ayant souscrit une assurance.

 Des organismes de certification de personnes, accrédités par le COFRAC (comité français d'accréditation), vérifient les compétences des candidats. Cette certification est obligatoire depuis le 1er novembre 2007. Quelques 6 000 professionnels ont déjà été certifiés pour la réalisation du DPE. Les diagnostiqueurs peuvent se déclarer auprès des intermédiaires immobiliers et des notaires qui pourront ainsi recourir à leurs services pour faire réaliser ces diagnostics.

Attention : Il ne faut pas confondre le DPE avec tout autre diagnostic ne répondant pas aux mêmes exigences qui pourrait vous être proposé par des professionnels non certifiés pour l'établir.

Ce dispositif s'inscrit dans un ensemble de mesures qui visent à la fois à limiter l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur le porte-monnaie des français et aussi à préserver l'environnement. Cette étiquette énergie est un grand progrès dans l'information des usagers : elle permet notamment à chaque ménage français qui achète ou loue un bien immobilier de mieux mesurer l'impact sur l'effet de serre de ses choix d'énergie et d'avoir une évaluation de sa facture énergétique.

 

Vouspouvez aussi lire l'article sur notre blog en cliquant sur : DPE, indicateur de performance mais attention !  

 

source : www.developpement-durable.gouv.fr

 

 

 

 

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