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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:39

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L’extension en ossature bois permet une grande liberté architecturale en s’intégrant à la bâtisse existante ou au contraire, en y apportant un contrepoint intéressant. La faible épaisseur des murs, comparés à des parpaings, permet de gagner en superficie globale. Le bois permet un gain de temps et une rapidité de montage intéressant. La mise en œuvre de solutions bois est propre, peu énergivore, peu bruyante. Tout ceci donne de sérieux atouts à l’extension bois et permet d’éviter de déménager lors des travaux. Enfin, l'extension bois crée de l'espace tout en s'intégrant au terrain existant. Le bois permet de réaliser des extensions dans des zones difficiles d’accès.

À savoir : l'extension individuelle requiert l'obtention d'un permis de construire. De plus, le recours à un architecte est obligatoire si la SHON (Surface Hors Œuvre Nette) du bâtiment après travaux d'extension dépasse les 170m². En deçà de cette superficie, l'expertise d'un architecte ou d'un professionnel de la construction reste néanmoins recommandée : ce type de chantier tend effectivement à redessiner les contours d'une maison dans son ensemble. Un regard averti n'est donc pas superflu !

Ceci dit la mise en œuvre doit être étudiée avec un soin tout particulier. Un agrandissement en bois pose la question des fondations mais aussi de l’étanchéité entre le bâti existant et l’extension. En effet la jonction entre deux matériaux différents doit être étudié et mis en œuvre sans aucun défaut. Les différentes dilatations des différents matériaux ne doivent pas causer de désordres entre l’extension et la maison. Comme chaque extension est unique, ce point doit être traité au cas par cas.  

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Photos : BATITEC

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 13:19

La dalle bois permet un transfert du travail vers le bâtisseur, de prendre le chantier plus rapidement, de s'affranchir des imperfections de planéité et de niveaux de dalles béton. Les dalles bois reposent sur un vide sanitaire, un sous-sol ou sur des plots. Pour éviter tous risques d'attaque par les champignons, la sous face du plancher devra être efficacement ventilé. Les dalles bois sont réalisées avec des solives ou des poutres industrialisées. Les poutres en I sont également employées car elles offrent un bon rapport qualité/prix. Une dalle bois est un plancher technique. Il facilite le passage des fluides et la mise en oeuvre de l'isolation thermique. Contrairement à la dalle béton, ces équipements peuvent être modifiés ou réparés.

 

Les pièces massives sont en résineux classées C24 ou C18 pour les pièces de forte section. Le bois massif est intéréssant pour les portées inférieures à 5 m. Au delà le bois lamellé-collé , le bois reconstitué ou les poutres industrielles ont un meilleur rapport résistance/prix. Les poutres en I sont composées d'une âme en panneau (contreplaqué) et de raidisseurs en résineux massif ou en bois lamellé-collé. Ces poutres sont très maniables. Les dalles constituants le plancher et les fonds de dalle sont en panneaux dérivés du bois de type OSB. Avec un vide sanitaire correctement ventilé, les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe 3. Une dalle bois peut être posée sur des plots en béton, un sous-sol ou un vide sanitaire. Deux règles sont essentielles, la distance minimale entre le sol et le dessous de la dalle est de 30 cm et la ventilation doit être efficace pour éviter tous risques d'attaque par les champignons lignivores.

 

  • Plot béton

La ventilation est optimale. Ne pas oublier la distance minimale de 30 cm entre le sol et le dessous de dalle.

  • Sous-sol

Lorsque le local n'est pas chauffé, la ventilation est assurée par une entrée d'air haute et basse (grille dans la porte de service par exemple) de surface supérieure ou égale à 1/500e de la surface du plancher.

  • Vide sanitaire

Des orifices de ventilation doivent être répartis régulièrement sur deux murs opposés. La surface totale des ouvertures doivent être au minimum de 1/500e de la surface au sol du vide sanitaire. Attention, s'il y a un cloisonnement, il ne doit pas géner la ventilation.

 

Equipement technique

L'exécution des ouvrages d'équipement technique doit respecter l'étanchéité à l'air et à l'eau et la rigidité du plancher. Pour chaque percement sur le fond et le dessus de la dalle, il faut maintenir l'étanchéité à l'air et à l'eau avec de la mousse polyuréthane.


Isolation et pare-vapeur

 

Un isolant en fibre ou en flocons non hydrophile est placé entre les pourtres. Afin de réduire les ponts thermique, il est recommandé de remplir au minimum la dalle d'isolant sur 20 cm de large sur toute la périphérie. L'isolant doit être posé dans une ambiance sèche. Lorsqu'il risque de pleuvoir, il faut travailler avec une bâche qui recouvre en permanence la zone inachevée. le plancher séparant une zone froide et chaude, il faut un pare-vapeur sur la face chaude. Comme l'isolant le pare-vapeur doit être mis en oeuvre dans un milieu sec. Il faut soigner tout particulièrement la continuité.

 

Sur une dalle bois, tout type de finition est possible.

 

 


 

 

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  source : construction de maisons ossature bois, Yves Benoit, édition Eyrolles, 2007

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 10:56

Souvent la première approche vers la maison bois est liée à son architecture. La maison bois plaît au plus grand nombre parce qu'elle autorise des architectures variées, des volumes différents, de grandes surfaces vitrées, un large choix de revêtements extérieurs, une palette de couleurs....Avec le bois, le concepteur a plus de possibilité pour créer de grandes pièces en jouant sur la surface, les formes ou la hauteur. Tout choix de conception enjendre des conséquences, depuis la perception d'ensemble de l'ouvrage jusqu'au confort de l'usager. C'est ainsi que la mise en place d'espaces intermédiaires commes des galeries extérieures, peut à la fois habiller une maison, protéger le revêtement extérieur et assurer des fonctions de terrasses couverte, de protection solaire...

 

Dans ce contexte, le choix des matériaux de façade va jouer, lui aussi plusieurs rôles. Il a tout d'abord une fonction de protection, que l'on parle de mur ou de toiture. Pourtant c'est lui qui en grande partie va donner le "ton" de la construction. Aujourd'hui le choix des matériaux est immense. Les palettes de couleurs, les textures, la brillance sont autant de facteurs qui modifient l'image d'un bâtiment ou d'une maison. Un gros avantage de la construction bois est d'autoriser un large choix de revêtements extérieurs pour s'adapter à l'architecture régionale, ou plus simplement répondre aux attentes esthétiques du maître d'ouvrage. Une maison bois peut certes s'habiller de bois, mais aussi de brique, de pierre, de crépi, d'aluminium ou même de plastique...Elle peut également marier différents type de revêtement pour affirmer sa personnalité.

 

 

Les revêtements extérieurs (appelés également vêture ou peau) protègent les murs, les fermes-pignons. Ils sont désolidarisés de l'ossature et ne supportent que leur propre poids, ce qui diminue fortement les risques de fissurations dans les maçonneries ou les enduits. Le revêtement extérieur protège l'ossature et le voile travaillant contre la pluie et le vent. La géométrie et la mise en oeuvre du revêtement quel qu'il soit doit permettre aux eaux de ruissellement d'être canalisées puis rejetées du côté extérieur de la paroi. Les angles sont aussi des points révélateurs de la qualité de mise en oeuvre du bardage.

 

Les bardages en lames bois massif

 

Ils sont constitués par des planches en bois massif brutes ou rabotées. Ces lames peuvent être à arêtes vives ou profilées afin de s'emboiter. Les bardages sont fixés par clouage sur une ossature secondaire qui assure la ventilation. Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d'ossature en bois. Ils permettent une grande variété d'expressions architecurales. Les essences les plus couramment utilisées sont pour les résineux le douglas, le sapin, le mélèze, le red cédar, l'épicéa et pour les essences feuillues le chataigner, le chêne, le robinier. La pose peut être verticale , à claire-voie ou horizontale.

 

Les bardages en bois reconstitué

 

Ces lames sont profilées à partir de panneaux de fibre ou de particules de bois collées à haute densité (type canexel). Elles sont revêtues d'une finition opaque appliquée en usine d'une durée de vie garantie plus de 10 ans sans entretien. Elles sont posées comme des bardages en bois massif, sur liteaux et pare-pluie.

 

Bardages en bardeaux

 

Ils sont constitués par des planches de faibles longueurs fendues ou sciées. Les bardeaux sont cloués, sur une ossature secondaire qui assure la ventilation. Avant la pose des bardeaux, il faut mettre en place un pare pluie en continu. Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d'ossaure en bois mais relativement longue à mettre en oeuvre.


Bardages en panneaux contreplaqués

 

Les bardages en panneaux contreplaqués sont des revêtements destinés à recouvrir les parois veritcales. Ils assurent une fonction d'enveloppe et ne participent pas au contreventement. Les panneaux sont disposés verticalement et sont fixés par vissage sur une ossature secondaire qui permet la ventilation. Comme les lames et les bardeaux, ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d'osssature. Les bradages en panneaux obligent à un travail de calpinage soigné (dessin d'une combinaison géométrique de surfaces) qui donne aux façades une expression particulière.

 

Panneaux bois-ciment

 

 

Ces panneaux sont fabriqués sous pression à partir de particules de bois liées par des ciment s portland. Fortement compressés, de couleur gris beige ils présentent des surfaces lisses et dures. La minéralisation des copeaux de bois offre à ces panneaux un bon comportement au feux, à l'humidité, aux insectes et aux chocs.

 

Pierres minces

 

Cette technique consiste à utiliser des parements en pierres naturelles de faible épaisseur. Lorsque les pierres sont très minces et afin de limiter la fragilité aux chocs, on dispose sur les liteaux un coffrage perdu pour obtenir un support continu (panneaux de fibres ciment par exemple).

 

Mur de doublage en maçonnerie

 

Le mur d'épaisseur inférieur ou égale à 10 cm ne joue aucun rôle mécanique et supporte que son propre poids. Il a un rôle esthétique et d'écran partiel contre la pluie fouettante. Il reste apparent et est réalisé en brique ou en pierre de parement, en brique creuse ou en parpaing à enduire. Les maçonneries minces enduites se fissurent facilement, mais ne présentent qu'un inconvénient esthétique car l'ossature est protégée par un pare-pluie et est séparée par une lame d'air. La liaison de la maçonnerie à l'ossature est réalisée par des attaches métalliques fixées sur les montants d'ossature.

 

Crépissage et enduits hydrauliques

 

Le crepissage à base de liant hydraulique doit être réalisé en deux couches au minimum pour réaliser un voile mince sur une armature d'accrochage fixée sur l'ossature ou bien directement sur un panneau en laine de bois. Il existe des enduits bâtards prêts à l'emploi, destinés à être appliqués à la lance au moyen d'une machine spéciale sous pression d'air comprimé. Ils sont fréquement utilisés dans les maisons ossature bois en raison de leur grande facilité d'application. Dans les cas des enduits appliqués sur une armature métallique, il faut réaliser préalablement une première couche avant de les utiliser. Cette première couche a pour fonction d'enrober les fils métalliques et de rigidifier le support.

 

Autres revêtements

 

Revêtement métallique :Il s'agit de plaques et de lames de métal. L'expression architecturales est infinie par la variété des couleurs, des formes et des lignes verticales, horizontales, des variations de reliefs abrupts ou arrondis. L'acier présente des qualités exceptionnelles en ce qui concernent les performances mécaniques, c'est le matériau qui présente la plus grandes résistance pour la plus faible section. Le pré-laquage permet à la fois d'obtenir une gamme extrêmement variée de teintes de nuance constante et de garantir une excellente tenue des surfaces et couleurs. Les éléments constituants une enveloppe en acier sont exposés aux intempéries, donc aux risques de corrosion. L'acier inoxydable est par définition inaltérable par la corrosion, il ne nécessite aucun entretien. L'acier peut être protégé par un revêtement métallique, le zinc ou aluminium. Les bardages métalliques permettent de recouvrir économiquement des grandes surfaces murales.

 

Ardoises : dérivée des systèmes de toiture, la technique des revêtements muraux en ardoises fait appel à des ardoises naturelles ou en fibre-ciment fixées par des crochets sur un lattage.


Bardeaux en terre cuite : les produits à simple accrochage sont voisins des tuiles plates de couverture. Ils se posent à recouvrement en écaille et s'accrochent sur des liteaux en bois.

 


 

 

source : Construction à ossature bois, Yves Benoit et Thierry Paradis - Edition Eyrolles, 2007

 

 


 


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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 11:05

L' architecte Glenn Murcutt qualifie sa démarche de « fonctionnalisme écologique ». Influencé, dès les années 1970, par la prise de conscience des cultures régionales et aborigène,  il défend une architecture respectueuse du terrain d’implantation. Il se penche sur les conditions d’insertion et étudie la végétation, les conditions climatiques (l’ensoleille

ment, l’orientation des vents, la fréquence des pluies…). Il économise la quantité de matière tout en variant les matériaux (verre, bois, pierre, brique tôle ondulée…). Effleurant les formes de l’environnement, ses bâtiments écologiques apparaissent en totale harmonie avec la nature.

La maison qu’il imagine pour Marie Short (1975) est composée de deux corps de bâtiment identiques, disposés côte à côte (avec un léger décalage) et au style caractéristique de la région. La maison est légèrement bâtie en hauteur (pour éviter tout risque d’inondation) et composée de trois strates : à l’intérieur, sont visibles des lamelles de verre et de métal, au milieu, est disposée une épaisseur de moustiquaire (empêchant l’intrusion des nuisibles) et, à l’extérieur, est incorporée une série d’auvents métalliques (destinés à la protection contre le soleil et à l’aération). Le toit est réalisé en simple tôle ondulée.

Acharné au travail, Glenn Murcutt a déjà à son actif plus de cinq cents réalisations en Australie : principalement des maisons individuelles et des institutions culturelles (musées d’histoire locale…) ou communautaires. Il a enseigné à travers le monde ; notamment en Finlande (1994) et au Danemark (1999). Son travail a été, à de nombreuses , récompensé ; notamment en 1992 avec la médaille Alvar Aalto et, en 2002 avec le prestigieux Prix Pritzker  

(pour la première fois decerné à un architecte australien). Il a influencé de nombreux architectes tels que Brit Andresen, Peter O’Gorman, Russell Hall, Drew Heath, Tone Wheeler et Gabriel Poole. Nous aimons particulièrement les réalisations de cet architecte, vous pourrez le constater à travers nos pages réalisations.

 

images-glenn-Murcutt.jpg

 

Bibliographie :

Françoise Fromonot, Glenn Murcutt — projets et réalisations 1962-2002, Gallimard, coll. « Livre d'Art », Paris, 9 octobre 2003, 324 p. 

Prix du livre d'architecure 2004.

 

 

 

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 14:16

Le test d’infiltrométrie   permet de quantifier et de localiser les fuites d’air existantes dans la structure d’un bâtiment. Elles sont  responsables tout d’abord d’une surconsommation d’énergie pour les appareils de chauffage et de ventilation. De l’air extérieur va s’infiltrer par ces « inétanchéités » vers l’intérieur, engendrant des sources d’inconfort thermique et acoustique, mais aussi une défaillance de la ventilation synonyme d’une mauvaise qualité de l’air.

 

Le principe consiste à mesurer des flux d'airs parasites dans le bâtiment. Ces fuites sont mises en valeur par une différence de pression entre intérieur et extérieur créee par un ventilateur monté sur une fausse porte étanche. La valeur principale mesurée est le n50 : le nombre de fois où le bâtiment, tout orifice de ventilation colmaté, renouvelle son volume d'air en une heure par les infiltrations et défauts d'étanchéité. Ce chiffre doit être le plus bas possible.

 

Pour effectuer le test, on utilise un infiltromètre, que l'on place à l'entrée du bâtiment. Cet appareil est équipé d'un ventilateur et d'une toile en nylon étanche pour permettre d'étanchéiser la porte d'entrée et ne laisser dépasser que le ventilateur. Ce test se nomme le blower door test.

 

Lorsque l’on parle d’efficacité de l’isolation thermique des bâtiments, l’on sous-entend la plupart du temps l’emploi de matériaux isolants très performants, afin de limiter les transferts de chaleur à travers les parois. Mais une isolation « à l’air » est aussi essentielle pour que ces isolants jouent correctement leur rôle, un bâtiment pouvant avoir des épaisseurs d’isolants importantes, peut être tout de même énergivore du fait d’une mauvaise étanchéité à l’air.

 

les différentes étapes du test :

 

Il faut d'abord fermer toutes les ouvertures donnant sur l'extérieur et prendre soin de laisser les portes intérieures ouvertes pour permettre la libre circulation de l'air dans le bâtiment.

 

Une fois le ventilateur en marche, la première étape du test d'infiltrométrie consiste à mesurer la quantité d'air par minute nécessaire pour garder une pression constante dans le bâtiment, on utilise pour ça un manomètre qui mesure la pression sur la toile en nylon (en Pa) et le débit du ventilateur (en pieds cubes par minute).

On répète cette première phase du test pour différentes pressions. On compare ensuite ces résultats avec des valeurs estimées en fonction du volume intérieur de la maison.

 

La deuxième phase du test se fait à pression constante dans le bâtiment. La personne qui s'occupe du test fait le tour du bâtiment pour identifier les endroits où il y a des fuites (à l'aide d'une poire à fumée, d'un anémomètre à fil chaud, d'une caméra thermique haute définition). Ces fuites seront prises en compte pour l'analyse.

Liaisons entre façades et parois, menuiseries extérieures, équipements électriques ou encore trappes et canalisations connaissent habituellement de multiples inétanchéités qui doivent être vérifiées lors d’un test d’étanchéité à l’air.

 

En tout, le test ne dure qu'une demi heure. Mais les analyses des résultats peuvent prendre plusieurs heures.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 13:41
Tous les bois, qu'ils soient durables naturellement ou bien traités (autoclave, traitement haute température, oléothermie) perdent leur aspect d'origine. Ils prennent une teinte gris argent en fonction des essences et des conditions d'exposition. Cette évolution esthétique n'a aucune influence sur la durabilité des bois, vous pouvez appliquer une finition : lasure, peinture ou huile à entretenir plus ou moins régulièrement.

les huiles et saturateurs ...

Des produits qui montent...parce que respectueux de l'environnement. L'huile (lin,colza, tournesol...) est une finition hydrofuge qui préserve l'apsect naturel du bois. Elle nourrit et sature le bois en profondeur pour le régénérer et l'imperméabiliser. Un saturateur donne une finition mate et garde l'aspect naturel du bois. A base d'huiles naturelles, il nourrit le bois en profondeur.  En revanche, il faut renouveler l'application plus souvent qu'un système de lasure (environ tous les deux ans). Certains saturateurs sont renforcés en agents Anti-UV, ce qui permet de limiter la fréquence d'entretien. Le saturateur est un corps gras sur lequel aucun produit n'accroche. Il faut attendre que le saturateur soit complétement éliminé pour appliquer un autre produit.


Les lasures :

les lasures sont des produits microporeux, destinées à colorer et à protéger contre diverses agressions. Elles peuvent être constituées d'huiles ou de résines acryliques. Translucide ou opaque, la lasure est la finition la plus utilisée en raison de :
  • sa transparence, elle permet de continuer à profiter du veinage du bois qui n'est pas masqué par le produit
  • sa simplicité d'application
  • sa simplicité d'entretien, la durée de vie moyenne d'une lasure transparente teintée varie de trois à dix ans.

Les peintures :

Plus une finition est opaque, moins elle laisse passer les rayons du soleil et moins ces derniers altéreront sa couleur. En France, la législation impose une garantie décennale sur les peintures. Leur application (sur primaire d'accrochage) se fait en deux couches. Certaines peintures contiennent des biocides qui protègent le bois contre les  attaques de champignons, des moisissures et des insectes. Mais la rénovation des peintures est plus fastidieuses que celle des lasures. Ponçage, brossage et lavage sont alors indispensables avant de renouveler l'application ! 

sources : article inspiré du dossier "les traitements du bois" dans Architecture bois et dépendance, mars 2010


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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 10:53
Pour réaliser votre projet de construction, la garantie décennale, l'assurance dommage ouvrage sont indispensables. Constructions neuves, rénovations ou aménagements, la garantie décennale vous protège contre les vices et malfaçons affectant le sol, le bâtiment, et la non conformité à certaines normes obligatoires. La garantie décénale couvre trois types de désordres :
  • les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage,
  • ceux qui rendent impropre à sa destination,
  • les défauts qui affectent la solidité des éléments d'équipements indissiociables du bâtiment ou des ouvrages de viablité, de fondation, d'ossature, de clos et de couvert.
Ainsi, gros oeuvres, charpentes, escaliers, canalisations, plafonds sont concernés par cette garantie. Par extension, les tribunaux considèrent que les travaux importants de rénovation ou d'aménagement sont également couverts par la garantie.

La garantie décennale dure dix ans à partir de la date de livraison des travaux. Elle fait partie des garanties obligatoires. Qui doit la souscrire ? Tous ceux dont la responsabilité peut être mise en cause. Cela englobe des professions comme les architectes, les entrepreneurs, les techniciens mais aussi les bureaux d'études, les ingénieurs conseils...ou tout personne mandatée par le propriétaire de l'ouvrage.

Dans tous les cas, mieux vaut vérifier que la garantie décennale ait été contractée. C'est d'autant plus vrai si vous avez pris une assurance dommage ouvrage. Cette dernière ne fonctionne que si l'entreprise a souscrit une garantie décennale. En effet,  cette assurance s'applique pour tout les désordres relevant de la garantie décennale. Son objectif est de prendre en charge la réparation des désordres de nature décennale sans recherche préalable de responsable. Autrement dit, elle a pour but de procéder aux remboursements ou à l'exécution de toutes les réparations faisant l'objet de la garantie decénnale, sans attendre une décision de justice. Elle doit être souscrite avant la date d'ouverture du chantier. Selon la réglementation, cette assurance est obligatoire ! c'est au maître d'ouvrage ou au propriétaire de la maison à construire de la contracter. Elle est valable, non seulement pour le propriétaire de l'ouvrage mais aussi pour les propriétaires successifs.


source : article inspiré du dossier "construire en toute assurance" dans Architecture bois et dépendance, mars 2010

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 15:18
1. Conception bioclimatique

La nature fait bien les choses : en hiver, le soleil est bas, il est haut en été ; en hiver, il n'y a pas de feuilles aux arbres et l'été, on peut se mettre à l'ombre sous leur feuillage. C'est le début d'une histoire....oui presque ! une histoire de bon sens.
Une maison bioclimatique va tenir compte de ces paramètres naturels pour créer un lieu de vie qui va prendre avantage des caractéristiques du climat et de l'environnement du lieu ou vous allez faire construire. On parvient à cet objectif simplement par le biais d'une conception architecturale intelligente.

L'orientation de votre maison va jouer un rôle déterminant. L'hiver, le soleil est bas et vous pouvez profiter des apports solaires pour chauffer la maison directement par les ouvertures. Vous avez donc tout intérêt à faire bénéficier les pièces à vivre de la chaleur solaire en les orientant au sud. A contrario, il na faut pas disposer au nord des grandes baies vitrées ou des portes fenêtres.
Si vous avez des arbres sur votre terrain, il pourront avoir un rôle important l'été pour faire de l'ombre à tout ou partie de la maison. L'hiver, une fois les feuilles tombées, le soleil pourra de nouveau entrer dans votre maison et vous faire profiter des rayons.
la construction bioclimatique, c'est aussi optimiser l'organisation et l'orientation des pièces de votre maison : une maison compacte permettra de réduire la surface de contact avec l'extérieur et les ponts thermiques, dans le but de rationnaliser le volume de chauffage et le système de ventilation.

Si la très haute isolation thermique des maisons bois est largement reconnue en France, certains lui reprochent un certain manque de confort thermique d'été dans les régions les plus chaudes, en raison d'une trop faible inertie. Le confort d'été n'est pas uniquement un problème d'inertie mais aussi de conception, d'orientation, de ventilation et de protection solaire. La ventilation est un moyen de faire tomber les températures : depuis toujours, on crée des courants d'air dans une maison en ouvrant les fenêtres mais la construction à ossature dispose d'un autre argumant, celui procuré par la lame d'air entre le revêtement extérieur et le mur lui-même. Cette lame d'air empêche que la chaleur emmagasinée par le revêtement extérieur ne soit directement transmise au mur.

En conclusion, une maison bois bien conçue et bien gérée par ses ocuupants ne présentera pas d'inconfort particulier en été même dans le cas de fortes chaleurs !

2. Performance de l'enveloppe

L'enveloppe d'une maison est constitué du plancher bas, des murs (parois pleines + ouvertures) et de la toiture : pour qu'elle soit performante, il faudra travailler sur chacun de ses composants afin d'obtenir la meilleure isolation possible de chaque élément et une étanchéité à l'air parfaite de lensemble.

L'isolation des murs constitue un des principaux avantages de la maison bois, le type et l'épaisseur des isolants viendront optimiser la performance des murs. Le choix de l'isolant s'effectue en fonction du support, des objectifs à atteindre en termes de confort thermique et phonique, de la configuration des lieux et bien sûr, du prix que vous est prêt à payer. Dans tous les cas, il est essentiel de vérifier la performance du produit, en se référant aux marquages et labels existants (attention à la notion de label, ils s'en créent autant que le bon Dieu peut en bénir !). La capacité d'isolation des matéraiux et la conformité aux normes européennes sont contrôlées et validées par le marquage CE. Celui-ci peut être complété par le label Acermi qui porte non seulement sur la résistance thermique, mais aussi sur le comportement à l'eau, le comportement mécanique...délivré par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), l'Avis Technique informe, quant à lui, sur la composition, les qualités, la mise en oeuvre et la durabilité du produit ; il est désormais disponible pour certains isolants en chanvre, en ouate de cellulose, fibre de bois et plumes.
L'isolation de la toiture sera toujours supérieure à celle des murs. Sur ce point, il n'y a pas de grosses différences entre les maisons bois et les autres, sachant que la grande majorité des maisons individuelles, ont choisi le bois comme matériau de charpente.

L'inertie thermique est la capacité qu'à un matéraiu à absorber puis à restituer la chaleur. Plus le matériau est dense plus l'inertie est importante. L'objectif de ce principe : profiter du déphasage thermique, c'est à dire retarder l'absorption ou la restitution de la chaleur. De cette manière, le matériau absorbera la chaleur en journée pour la restituer la nuit et aspirera le froid de la nuit pour la rendre le jour.



Les fenêtres constituent l'une des principales sources de déperdition de chaleur. Les menuiseries mixtes bois-aluminium sont de plus en plus appréciées en raison de leurs performances thermiques et environnementales, et leur quasi absence d'entretien. Lors de la pose des menuiseries, un soin particulier devra être apporté à leur étanchéité à l'air.

A quoi sert de bien isoler une maison si son étanchéité à l'air et à l'eau n'est pas parfaitement assurée ? Dans une maison en bois, cette étanchéité est assurée par le pare-pluie et par le pare vapeur. Ces deux barrières d'étanchéité permettent d'obtenir des résultats remarquables sous réserve qu'elles soient continues (utilisation de ruban adhésif aux joints et autour des ouvertures) et qu'elles ne soient pas déchirées ou coupées, lors de  la réalisation de l'électricité ou de la plomberie. Tout cela pour faire la chasse aux ponts thermiques (endroits où l'on constate une rupture d'isolation ou une différence de conductivité thermique entre deux composants d'une construction. On les trouve particulèrement aux liaisons entre murs et planchers, et au niveau des ouvertures.)

En conclusion, une maison bénéficiant d'une eveloppe performante ne demandera que peu d'énergie pour offrir à ses occupants un excellent confort thermique sous reserve qu'elle bénéficie d'équipements de ventilation et de chauffage performants. Dans les années à venir, nous réaliserons des maisons bois autonomes en énergie, c'est à dire des maisons qui produiront plus d'énergie qu'elles n'en consommeront, c'est l'objectif du Grenelle de l'Environnement à l'horizon 2010. Cela sera rendu possible par la combinaison d'une isolation ultra performante, d'une ventilation avec récupérateur de chaleur, d'une installation de chauffage nécessitant très peu d'énergie et de systèmes de production d'énergies renouvelables (panneaux photovoltaïque, éolienne, bio-masse...) et surtout une grande qualité de pose de tout ces matériaux ! Batitec s'y engage dès à présent.





source : plaquette "Afcobois communication, salon vivons bois"



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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 08:24

 

La technique de construction bois est basée sur la fabrication d'un squelette d'éléments de bois porteurs. L'ossature bois est solide, durable et environnementale. Les exigences liées à la construction de maisons à ossature en bois sont spécifiées dans le DTU 31.2, norme homologuée NF P21-204 : "construction de maisons et bâtiments à ossature bois".


Composition d'un mur extérieur (de l'intérieur vers l'exterieur) :

Une paroi verticale se compose généralement d'un parement interieur qui peut être en bois ou bien en BA13, Fermacell. Derrière ce parement, il est nécessaire de placer un pare vapeur qui fait fonction de barrière étanche. Il est constitué d'un film en polyéthylène d'une épaisseur de l'ordre de 100 microns qui assure le recouvrement complet de la face intérieure de l'ossature. Cette dernière est constituée de montants et de traverses en bois massif espacés d'environ 600 mm (le marquage CE de ces bois est obligatoire). Entre les montants, un isolant est posé, constitué en plaques ou rouleaux semi-rigides. Il est découpé de manière à combler les espaces entre les montants et les traverses avec une surcote de 5 mm.

La partie exterieure de l'ossature reçoit un panneau de contreventement appelé aussi "voile travaillant", qui assure la rigidité de l'ensemble de l'ossature. Il s'agit généralement d'un panneau derivé du bois type OSB. derrière ce contreventement vient ensuite un isolant rigide (ITE) faisant office de pare pluie. Des tasseaux sont mis en place, ils recevront la vêture extérieure, un bardage bois, par exemple.


ossature mur coupe


Les planchers de la maison ossature bois :


Le plancher intermédiaire repose généralement sur des solives en bois massif et disposées selon un entraxe qui varie en fonction de la charge à reprendre. La mise en oeuvre des planchers doit être conforme au DTU 31.1. Il faut regarder avec attention l'isolation thermique s'il s'agit d'un plancher sur combles non aménageables et l'isolation phonique dans le cas d'un étage ou de combles aménagéables. Il est facile de limiter la propagation des sons en mettant en oeuvre eu isolant phonique qui va les atténuer.

 

A la place d'une dalle béton, une dalle bois peut aussi être mis en oeuvre : des poutres I, entraxe de 400 mm seront positionnées sur des plots ou des pilotis en béton et/ou en bois. la sous face du plancher est composée de panneaux type OSB collés et vissés sur les poutres. L'isolant, associé à un pare vapeur qui assure l'étanchéité à l'air, est placé entre l'axe de poutres. Il est légitime de penser que cette solution est aujourd'hui pertinente puisque l'on reste dans un mode de construction dit "chantier sec" ne faisant pas appel à un autre corps de métiers que celui de la charpente.




L'isolation des murs

La maison à ossature bois est, par nature, bien isolée. D'abord parce que le bois possède un potentiel de résistance au froid et à la chaleur 350 fois plus important que l'acier et 10 fois plus important que le béton. Ensuite, parce que l'isolant fait partie intégrante de la strucuture, trouvant sa place au coeur des murs. La maison en bois est donc naturellement économe. Mais pour être performante et assurer la pérennité de l'habitat, l'isolation des maisons bois passe par des principes des base :


L'étanchéité à l'air des parois extérieures doit être assurée : une lame d'air de 2 cm doit être prévue entre le bardage et le pare pluie. L'étanchéité à l'eau de la structure doit être garantie : un pare pluie prendra place entre le revêtement extérieur et le contreventement. La condensation doit être combattue : la pose d'un pare-vapeur indépendant, côté interieur du mur, est indispensable. A noter qu'il ne faut pas mettre la même épaisseur d'isolant partout. La toiture est le lieu priviliégié des déperditions thermiques (30%), plus encore que les murs (25%). L'action de l'isolant placée dans l'épaisseur des montants se conjuge avec celle de la lame d'air entre le bardage et l'ossature. Cela se traduit en chiffres par un excellent coefficient de transmission d'energie de 0,38 W/m2.K. La pose doit être extrêmement soignée. Les spécifications rélgementaires, DTU 31.2, impose que les gaines électriques traversent le moins possible l'épaisseur de l'isolant.


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Sources :
Numéro spécial "ossature bois" Architecture Bois et Dépendance, n° 7, juillet 2008.
Numéro spécial "architecture durable" Architecture Bois et Dépendance, n° 11, novembre 2009.
Schémas : guide technique de la construction bois Mobissimmo
pour plus d'info, des références bibliographiques sont à votre dispostion dans l'onglet Lecture conseillée par Batitec
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 20:28
Cette notion est née en Allemagne dans les années 80. L'Autriche qui a fait du standard Passivhaus sa référence en matière de construction respectueuse de l'environnement, s'en est ensuite inspirée en favorisant le bois.

les critères de la maison passive en bois :

  • les exigences énergétiques ne doivent pas dépasser les 30 kWh/m2/an tout confondu dont 12kWh/m2/an maximum pour le chauffage. Et si le bois a de nombreux atouts dans la construction durable, la difficulté restant l'étanchéité du bâtiment, qui demande un travail de précision au niveau des ouvertures pour éviter les fuites.
  • la seconde exigence du bois est liée à l'isolation : naturellement dépourvu d'inertie, il est possible de la créer grâce à une dalle béton et à un bon isolant. Le but étant d'aboutir à un déphasage thermique important (le déphasage fait référence à la qualité qu'a un isolant à retenir la chaleur avant de la faire rentrer dans le bâtiment). La laine de verre met trois heures, la ouate de cellulose met six heures, la laine de bois douze heures ! Cette dernière est donc la meilleure option. Elle permet par exemple un confort de 28° à l'intérieur pour 40° à l'extérieur.
  • L'enveloppe du bâtiment doit être bien sûr performant, le triple vitrage est essentiel avec des fermetures efficaces contre les fuites. L'installation d'un puits canadien permet de ramener la chaleur du sol dans le bâtiment ou de le rafraichir en fonction des saisons en complément de la ventilation double flux.

Source : "La maison passive en bois : exigences et innovations" - Architecture Bois de Dépendance, nov. 2009.

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