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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 07:30

Après le retrait des lampes incandescentes à 100 W, puis celles de 75 W en fin d'année 2009, les 60 W disparaissent progressivement des linéaires depuis cet été. La fin des ampoules classiques a donc bel et bien sonné. Par quoi les remplacer ? Sur quoi misent les industriels ? Réponses.

 

2012 sonne le glas pour les lampes dites classiques en Europe. Même si, aujourd’hui, près d’un produit sur deux est toujours à incandescence, les consommateurs vont devoir s’adapter à un nouveau marché.

En effet, la nouvelle réglementation européenne a établi un calendrier précis visant à mettre fin à l’utilisation des ampoules énergivores dans les deux prochaines années. En France, le Grenelle de l'environnement a même anticipé l’agenda : depuis 2009, les 100W et les 75 W ont été retirés des rayons ; le 1er juillet 2010, ce sont les 60W ; puis ce sera le tour des 40 W fin août 2011. D’ici à environ 2 ans, les 15 et les 25 W n’existeront plus et les lampes basses consommation prendront complètement la relève. Pour favoriser leur remplacement, la convention signée entre l'État et les différents acteurs de la grande distribution et du bricolage, prévoit la promotion des lampes «vertes». Effet de mode, geste écolo, conseils… le secteur va devoir sortir le grand jeu.

Les industriels en marche
Mais les industriels n'ont pas attendu, ils sont déjà sur la brèche pour sensibiliser le public. Et chacun y va de son petit argument. Chez Osram, on se dit prêt à relever le défi : «Il faut s’adapter à l’attitude du consommateur et anticiper», explique Jacky Brossand, directeur commercial grand public de l’entreprise. Avant d’ajouter : «Tout cela passe aussi par l’explication des nouvelles technologies». Un point sur lequel tout le monde semble d’accord. Ainsi, le réseau de distribution indépendante pour le Bâtiment et l'Industrie, Socoda, a édité un guide sur la lumière afin d’éclairer les professionnels sur les innovations. Et quand on parle de nouveautés dans le secteur, on pense à trois procédés : les lampes à Leds, les fluo-compactes et les halogènes haute efficacité. Et c’est sur ce dernier système qu’Osram mise : «Il est moins cher que le fluo-compacte et on croit en sa survie après 2016, notamment en le faisant passer de la classe C à B», souligne Jacky Brossand, même si le groupe n’en oublie pas les deux autres techniques. De son côté, l’Association française de l’éclairage (AFE) vante les lampes fluorescentes compactes qui «ont une durée de vie moyenne de 6 à 20 fois plus longue et permettent de réaliser jusqu’à 80 % d’économies d’énergie». Même chose pour la technologie des LED qui, toujours selon elle, «permet d’atteindre jusqu’à 90 % d’économies d’énergie par rapport à l’incandescence classique». Afin de se mettre en ordre de marche, les industriels vont même jusqu’à adapter leurs unités de production. Par exemple, Osram prévoit de débloquer un budget de 15 millions d’euros pour transformer son usine alsacienne.

Des inquiétudes…
Si tous les professionnels s’entendent pour tout faire pour réussir le passage vers les lampes basse consommation, certaines voix s’élèvent et s’inquiètent de la présence de mercure dans les lampes fluo-compactes. C’est pourquoi l’Ademe s’est saisi du sujet et, après enquête, a publié un avis en juin 2010 précisant que ces produits contiennent «de faibles quantités de mercure». Toutefois, l'organisation insiste sur l’importance du tri et du recyclage afin de limiter l’impact sur l’environnement. L’agence, qui s'est également emparé du dossier concernant l'émission de champs électromagnétiques, préconise de «maintenir une distance de 30 cm avec la lampe, lors des utilisations prolongées (par ex, lampe de bureau ou lampe de chevet)», à des «fins de confort et de précaution».
Avec les nombreux conseils et dispositions mises en place, l’extinction des ampoules à filament devrait s’effectuer... tout en douceur.

 

 

 

CARACTERISTIQUES

Lampes halogènes

Lampes Fluo-compact

Lampes LED

ALLUMAGE

instantané

quasi-instantané

instantané

VARIATEUR LUMIERE

oui

oui

selon les modèles

LUMIERE

Identique lampes incandescentes

Quantité de mercure faible

Pas de mercure

TYPE DE LUMIERE

Douce, blanche et brillante

plusieurs ambiances lumineuses au choix

plusieurs ambiances lumineuses au choix

DUREE DE VIE

Jusqu’à 3 ans

jusqu’à 15 ans

jusqu’à 25 ans

ECONOMIE

Entre 30 et 40 %

jusqu’à 80%

jusqu’à 90%

FIN DE VIE

Avec les déchets ménagers

Recyclable

Recyclable

Source AFE

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:11

Du bâtiment ancien « passoire thermique » au bâtiment à énergie positive, il n’y a pas qu’un seul pas à franchir ! Pourtant, d’ici dix ans seulement, le BEPOS sera le standard obligatoire pour toutes les constructions neuves. L’enjeu consiste aujourd’hui à passer des actions de quelques précurseurs à un programme plus structuré, pour aller vers la généralisation.

 

Alors que la construction BBC commence à s’imposer peu à peu dans notre paysage bâti, de nombreuses opérations récentes ou en cours n’hésitent pas à s’autoproclamer « bâtiment à énergie positive » ou « bâtiment zéro énergie ». Il est vrai qu’en absence de définition officielle et de référentiel établi, il peut être tentant de vouloir afficher, sur un bâtiment déjà exemplaire car peu consommateur, les performances d’un bâtiment d’excellence car producteur d’énergie. Mais il ne suffit pas de quelques panneaux photovoltaïques sur le toit pour prétendre pouvoir passer de la basse consommation à l’énergie positive. Le processus est bien plus complexe et réclame clarification.

 

« Dès 2020 tous les bâtiments neufs seront à énergie positive, c'est-à-dire qu’ils produiront davantage d’énergie qu’ils n’en consomment » déclarait Nicolas Sarkosy lors des conclusions du Grenelle de l’environnement. L’Assemblée nationale, puis le Sénat exprimaient cette ambition dans le projet de loi de programmation relatif à la mise en œuvre du Grenelle : « Toutes les constructions neuves faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2020 présentent une consommation d’énergie primaire inférieure à la quantité d’énergie renouvelable produite dans ces constructions » Face à cette volonté ambitieuse, il est légitime que de nombreux questionnements apparaissent : quelle définition donner au bâtiment à énergie positive ? Quels enjeux pour l’architecture des bâtiments de demain ? Quelles techniques constructives ? Un groupe de travail animé par le CSTB, a fait le point sur ces multiples interrogations. Il en ressort la définition suivante, basée sur trois points :

 

*      Un bâtiment est à énergie positive s’il consomme peu d’énergie et si l’énergie produite, grâce aux énergies renouvelables, est supérieure à celle consommée (tous usages confondus) en moyenne sur l’année.

*      Les bâtiments à énergie positive doivent permettre, par leur qualité architecturale, une intégration harmonieuse au site. Ils doivent fournir aux utilisateurs un environnement intérieur sûr, sain et confortable et faciliter des comportements éco-responsables.

*      Enfin, pour que des bâtiments à énergie positive contribuent à la sobriété énergétique globale, ils doivent nécessiter « peu d’énergie » pour leur construction et leur localisation doit aussi nécessiter « peu d’énergie » pour le transport de leurs utilisateurs.

 

 

Si l’on schématise, le bâtiment à énergie positive est en fait un bâtiment passif très performant, auquel s’ajoutent des moyens importants de production d’énergie propre. Quatre sources principales d’énergies renouvelables peuvent être collectées directement sur le site :

-Le solaire pour le chauffage de l’eau chaude sanitaire, la climatisation et la production d’électricité,

-Le vent pour la ventilation naturelle, la climatisation et la production d’électricité,

-L’air extérieur pour le chauffage et la climatisation, soit par usage direct, soit via des pompes à chaleur,

-L’énergie du sol pour le chauffage et la climatisation, soit par usage direct (puits climatique), soit via des pompes à chaleur.

Il s’agit donc d’accroitre l’efficacité et de réduire les coûts des systèmes de production. Leur intégration technique et architecturale doit se faire dans l’enveloppe du bâtiment, ainsi que les systèmes de stockage de chaleur et d’électricité.

Energie grise et transports, tels sont deux autres enjeux majeurs dans la réalisation d’un BEPOS. « Plus de matière grise pour moins d’énergie prise », lit-on sur le site de la Tour Elithis à Dijon, l’un des premiers bâtiments à énergie positive en France. Rien ne sert, en effet, de réaliser un bâtiment ultra-performant s’il nécessite plus d’énergie pour sa conception que pour son exploitation. Il faut maîtriser les impacts environnementaux en généralisant les analyses de cycle de vie sur les produits de construction, en concevant des produits et des systèmes à faible impact environnemental, le tout dans le but de susciter une éco-conception de tous les dispositifs innovants qui se développeront. Et cette approche globale devra aller jusqu’à intégrer une réflexion sur le transport. Bâtir un BEPOS au milieu de nulle part est une ineptie si l’on considère l’énergie dépensée par ses occupants pour s’y rendre en voiture ! A moins de trouver d’ici là d’autres moyens de transports moins énergivores.

Sur ce plan comme d’autres aspects, on constate que la difficulté pour atteindre l’objectif « positif » varie très fortement d’un bâtiment à un autre. Une tour de bureaux près d’une station de transport collectif permettra de réduire les consommations pour les transports mais pourra conduire à de fortes consommations pour construire le bâtiment. Un logement situé au bord de la méditerranée atteindra plus facilement l’énergie positive qu’un logement équivalent située dans une région froide et peu ensoleillé. Ces exemples montrent bien la diversité des situations, une diversité à prendre en compte dans la mise en place d’un éventuel label BEPOS. Ce label devra s’adapter aux différents types de bâtiments, aux différents contextes climatiques.

Faire évoluer les techniques constructives et le bâtiment, certainement mais il va falloir surtout faire évoluer les mentalités !

 

Source : Planète bâtiment, août septembre 2010

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 10:11

Nous restons à votre disposition pour une visite de chantier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 08:22

Présentant de multiples avantages, l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) reste encore marginale en France. Cependant avec le renforcement du cadre réglementaire, la technique ne cesse de se développer.

Apparue après le premier choc pétrolier, en 1973, l’isolation thermique par l’extérieur a d’abord vécu une période de forte expansion, jusqu’à la fin des années 80. Malgré un ralentissement de cette croissance dans les années 90, ce procédé n’a cessé de se développer, surtout chez nos voisins du Nord de l’Europe ou elle s’est largement substituée à l’isolation par l’intérieur.  Avec 6 millions de m2 posés chaque année, la France se place très loin derrière l’Allemagne et la Pologne.

L’ITE apparaît comme la solution idéale pour réduire les consommations d’énergie.  Les constructeurs l’ont bien compris et sont de plus en plus nombreux à adopter la technique pour proposer des maisons BBC.

 

L’ITE consiste à recouvrir la façade d’un bâtiment par une enveloppe composée d’un isolant et d’un revêtement qui assure la protection.  Atout majeur,

  • elle permet d’abord de supprimer des ponts thermiques, notamment au niveau des jonctions de planchers avec les murs, les façades étant entièrement habillées.
  • Elle efface tout risque de condensation aux points froids ainsi que les désordres qui en découlent.
  • On conserve la surface habitable sans augmenter la SHOB (décret du 16 octobre 2009).
  • En matière de confort et de durabilité, l’ITE respecte l’inertie du bâtiment et assure ainsi la stabilité de la température intérieure.
  • L’enveloppe imperméable constituée par l’ITE protège le bâti contre les chocs thermiques et les infiltrations. Elle garantit ainsi une plus grande pérennité de l’ouvrage.

Dans la construction neuve, le choix de renforcer l’isolation en isolant  par l’extérieur dès la conception du bâtiment permet d’envisager une enveloppe globale éliminant les ponts thermiques et d’obtenir par l’apport d’isolant en plus, des valeurs très basses de déperdition énergétique. L’ITE reste un des procédés phares pour parvenir à passer du BBC au BEPOS. Dans cette perspective, on peut dire que l’ITE va générer une évolution du mode constructif par sa pertinence coût/performance.

 

 

Source : Planète bâtiment n° 18 – aout/septembre 2010

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:21

 

 

 

SALON DE l'HABITAT TOULOUSE du 25/09 au 03/10/10Midi Pyrenees Bois

 

 

 

 

Nous étions présents sur l’espace POLE BOIS du Salon de l’HABITAT DE TOULOUSE

qui se tient du 25 septembre au 3 octobre. Venez rencontrer les acteurs de la filière bois en Midi Pyrénées. Découvrez toute les richesses du bois en suivant un parcours didactique de 500 m2 au coeur du Salon de l'Habitat : de la colline forestière jusq'à l'ameublement, en passant par la construction et l'utilisation du bois dans toute la maison, les professionnels du secteur renseignent gratuitement les visiteurs !

 

 


 

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Pour voir nos réalisations en vidéos cliquer sur
 
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 15:43

"La construction d'une maison reste un désir majeur pour les français et les constructions pour primo accédants se multiplient. Dès lors, les préoccupations écologiques, alors réservées à une frange de la population pouvant se permettre d'allier construction et démarche durable, sont désormais intégrées par la grande majorité des français. Dans cette dynamique, la construction bois devient de plus en plus compétitive dans le secteur de la maison pour primo accédant, comparativement à la construction dite traditionnelle.

 

En plus de proposer des produits toujours plus accessibles, les professionnels de la construction bois ajoutent leur savoir-faire dans l'utilisation et la mise en oeurvre des matériaux pour répondre au facteur prix mais pas au détriment de la qualité du confort de vie de ses habitants  !"

 

Voilà l'introduction du dossier "primo accédant" ou nous sommes présents en page 30 de la revue Architecture Bois de Dépandance n° 39 Aout/Septembre 2010. Nous vous présentons une maison de 108 m2 aux alentours de Cahors ! Bonne lecture !

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:14

 

Ventiler ou ne pas ventiler ? Telle n’est plus la question. En effet, il y a au moins trois bonnes raisons d’aérer régulièrement son logement. En premier lieu, il faut évacuer le CO2 produit par la respiration des habitants et leur amener de l’oxygène.  Ensuite, il s’agit d’évacuer l’humidité (respiration, douche, cuisine… ) source de développement de moisissures, d’acariens et au final, de mal être. Il faut également évacuer les composés organiques volatils (COV) dégagés par les matériaux de construction, meubles, peintures et autres produits domestiques.

 

Problème, les ventilations mécaniques standards (les simples flux auto réglable) font perdre dans une maison basse consommation, beaucoup d’énergie.  De l’ordre de 20 Kwh/m3/an. Les VMC hydro réglable  peuvent présenter une alternative, s’il n’y avait pas tous ces polluants à évacuer en continu. En somme, dans une maison étanche à l’air, une ventilation double flux est un moyen efficace d’avoir un air sain chez soi sans envoyer la chaleur et l’argent par la bouche d’aération.

Le principe de la double flux consiste à pré-chauffer l’air neuf entrant, avec des calories prélevées sur l’air extrait. Le transfert d’énergie s’effectue dans un échangeur de chaleur ou les deux flux se croisent, sans jamais se mélanger. Les VMX les plus performantes permettent d’insuffler un air autour de 17 °C. L’installation se compose de deux réseaux de gaines : l’un évacue l’air vicié des pièces humides, l’autre insuffle l’air neuf dans les pièces de vie.

 

Cependant l’efficacité de la VMC double flux dépend de la qualité de l’étanchéité à l’air de la maison. Il ne sert à rien d’installer cet équipement couteux si l’air passe sous les fenêtres ou les portes.  Dans une maison neuve, la VMC double flux peut diminuer considérablement  les besoins en chauffage.

Pour ce qui est du choix de l’appareil, plusieurs points sont à prendre en compte.

-Rendement : le premier critère est l’efficacité de l’échangeur. D’une manière générale, les VMC avec échangeur à contre courant sont plus performants. Sachez que le rendement réel moyen est généralement inférieur à 10 % par rapport à ce qu’annoncent les constructeurs. Les rendements affichés bénéficient de conditions de tests très favorables au transfert de calories. Les VMC les plus performantes ont un rendement  réel moyen compris entre 80 et 92 %.

-Débit d’air : Pour évaluer la puissance nécessaire, il suffit d’additionner les besoins en air sur la base de 15 m3/h par personne et par pièce de vie. On ne comptabilise pas les zones de passage, pièces humides et autres vides sur pièce. Ainsi, il faut 15 m3/h dans une chambre d’enfant, 30 m3/h dans la chambre des parents, 60 m3/h dans le séjour d’une famille de 4 personnes, soit au minimum 120 m3/h. Ce chiffre est additionné d’une marge de sécurité. Le débit pour un T4 habité par 4 personnes se situe entre 135 m3/h et 150 m3/h.

-Bruit : L’acoustique de la machine est un point important, surtout si elle est placée à proximité des pièces à vivre. Le bruit rayonné varie de 42 à 75 dB en vitesse maximale selon le type de VMC. L’appareil doit être posé sur des plots anti vibrations, proposés en option, ou bien sur une plaque rigide d’isolation acoustique.

Dimensions : Pensez que la machine peut s’avérer très encombrante si le local n’est pas prévu à cet effet. Grosso modo, prévoir un espace de 1,20 m de large contre le mur. Plusieurs fabricant proposent également des machines se posant à plat (combles, faux plafond).

Bon à savoir, le Passivhaus Institut (Allemagne a certifié une trentaine de machines qui répondent à plusieurs critères de performance. (site : www.passivhaus.fr).

L’efficacité de votre installation ne dépendra pas uniquement de la machine que vous aurez choisie. La qualité et la maintenance du réseau de distribution d’air sont cruciales. Le réseau doit absolument est étanche, pour éviter fuite d’air, surconsommation de ventilateurs et chute de performances. Il en est de même des bouches d’extraction. Elles sont toujours situées en haut des pièces humides. La maintenance de l’installation consiste à nettoyer les bouches de temps en temps et à vérifier tous les trois mois l’état des filtres de la VMC.

Source : La maison écologique, n°57, juin juillet 2010

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 13:54

 

Sur le marché de la construction, le bardage bois a vu sa part de marché augmenter ces dernières années avec 67% de volumes en plus entre 2003 et 2007. Cette croissance est en partie due à la mise en avant de la construction bois, aux Grenelles de l’Environnement et à l’évolution des réglementations thermiques. Actuellement, 8% des maisons sont construites en bois. Bien qu’il soit surtout utilisé dans les constructions neuves, il commence tout doucement à s’imposer sur le marché de la rénovation puisqu’il permet d’améliorer l’isolation d’une maison par l’extérieur et de rafraichir une façade.

Le bardage est un revêtement extérieur fixé sur une ossature secondaire, par conséquent il ne possède aucun rôle structurel. Il s’agit d’une seconde peau ou d’une enveloppe du bâtiment qui est directement exposée aux intempéries. Les principales fonctions sont d’isoler thermiquement et de protéger la structure du bâti contre toutes les attaques extérieures. De plus avec l’évolution des matériaux et les innovations technologiques, le bardage a acquis une meilleure durabilité, un entretien plus aisé et un rôle esthétique qu’il ne faut pas négliger.


La durabilité et la préservation du bois


Le matériau bois utilisé en façade est un véritable vecteur d’image de la construction. Cependant s’agissant d’éléments en bois en situation extérieure, la question de la durabilité se pose et doit entraîner une réflexion de la part du concepteur, afin d’obtenir une protection des éléments qui corresponde aux exigences de durabilité de l’ouvrage. Tout d’abord la conception et la mise en œuvre doivent être soignées, ensuite il faut tenir compte des agents de dégradation, le bois reste un matériau d’origine biologique et peut donc être soumis à certaines attaques fongiques (champignons et/ou insectes. Le risque de voir le bois soumis à certaines attaques varie en fonction des conditions d’utilisation, d’exposition notamment à l’humidité. C’est pour cela qu’on été définies des classe d’emploi qui permettent de choisir le type de bois à utiliser et/ou la nature du traitement à effectuer, pour un usage déterminé. Les classes de risques d’attaque biologique sont définies dans la norme NF EN 335-1 de la manière suivante :

Classe d’emploi 1 : bois dits « secs » dont l’humidité est toujours inférieure à 20 %. En général cela prend en compte les menuiseries intérieures, les parquets, les portes.

Classe d’emploi 2 : bois dits « secs » mais dont l’humidité peut occasionnellement dépasser les 20 %. Habituellement ce sont les charpentes et les ossatures protégées.

Classe d’emploi 3 : concerne les bois exposés fréquemment à une humidité supérieure à 20 %.  C’est cette classe d’emploi qui s’applique principalement aux bardages. En général cette classe touche tous les bois soumis à la pluie ainsi que les bois intérieurs soumis à des atmosphères très humides.

Classe d’emploi 4 : concerne les bois soumis à une humidité toujours supérieure à 20 %. Il s’agit par exemple des bois horizontaux en extérieur.

Classe d’emploi 5 : concerne les bois en contact permanent avec l’eau salée, comme les pontons ou tous les bois immergés.

 

Tableau de durabilité de quelques essences

RESINEUX

CLASSE1

CLASSE2

CLASSE3

CLASSE4

DOUGLAS

OUI

OUI

OUI

NON

MELEZE

OUI

OUI

OUI

NON

PIN SYLVESTRE

OUI

OUI

NON

NON

PIN MARITIME

OUI

OUI

NON

NON

SAPIN EPICEA

NON

NON

NON

NON

RED CEDAR

OUI

OUI

OUI

NON

FEUILLUS

CLASSE1

CLASSE2

CLASSE3

CLASSE4

CHATAIGNER

OUI

OUI

OUI

NON

CHENE

OUI

OUI

OUI

NON

ROBINIER

OUI

OUI

OUI

OUI

HETRE

OUI

NON

NON

NON

SIPO

OUI

OUI

OUI

NON

TECK

OUI

OUI

OUI

OUI

IROKO

OUI

OUI

OUI

OUI

 


Le choix des essences


Le choix d’une essence de bois pour une utilisation extérieure doit répondre à des critères esthétiques, économiques mais aussi mécanique, tout en offrant une durabilité naturelle suffisante par rapport à l’exposition : la gamme d’essences potentielles est d’autant plus grande que l’exposition est réduite. Mais en dépit des traitements de préservation, le bois est un matériau vivant : un simple vieillissement d’aspect n’altère en rien ses propriétés mécaniques ou sa structure biologique.

 

ESSENCE

CHAMPIGNONS

CLASSE D’EMPLOI SANS TRAITEMENT

IMPREGNABILITE

DOUGLASS

Moyen à faiblement durable

3

Non imprégnable

EPICEA

Moyen à faiblement durable

2

Peu à non imprégnable

MELEZE

Moyen à faiblement durable

3

Non imprégnable

PIN MARITIME

Moyen à faiblement durable

2

Non imprégnable

PIN SYLVESTRE

Moyen à faiblement durable

2

Peu à non imprégnable

SAPIN

Moyen à faiblement durable

2

Moyen à peu imprégnable

RED CEDAR

Durable à moyennement durable

3

Peu à non imprégnable

CHATAIGNER

Durable

3

Moyennement imprégnable

CHENE

Durable

3

Non imprégnable

ERABLE

Non durable

2

Imprégnable

HETRE

Non durable

2

Imprégnable

 

Source : Revêtement extérieurs, guide 2009/2010, Editeur : AFCOBOIS COMMUNICATION

Source : Architecture bois et Dépendance, Hors série, n°13, 2010

 

 

 

 

 

Essences pour bardage

 

ESSENCE

FAMILLE

PROVENANCE

DURETE

DURABILITE

NATURELLE


CHATAIGNER

FEUILLUS

EUROPE

MI/DUR

2

 

DOUGLAS

RESINEUX

EUROPE/

AMERIQUE NORD

TENDRE

3 à 4

 

EPICEA

RESINEUX

EUROPE

TENDRE

4

 

MELEZE

RESINEUX

EUROPE

TENDRE

3 à 4

 

PEUPLIER

FEUILLUS

EUROPE

TRES TENDRE

4

 

PIN MARITIME

RESINEUX

EUROPE

MI/DUR

3 à 4

 

PIN SYLVESTRE

RESINEUX

EUROPE

TENDRE

3 à 4

 

RED CEDAR

RESINEUX

AMERIQUE DU NORD

TENDRE

2

 

 

Voir aussi les autres articles de notre blog sur ce chapitre en cliquant : PAREMENT EXTERIEUR

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:18

Inspecter régulièrement sa maison et en faire un bon entretien, c'est tout ce qu'il faut pour la protéger. Peu importe que vous fassiez quelques tâches de temps en temps ou en une seule fois, il importe de prendre l'habitude de s'y mettre. Même si la plupart des travaux d'entretien sont saisonniers, vous devez vérifier fréquemment certains points tout au long de l'année : 

 

 

 

Assurez-vous que les prises d'air et les bouches d'évacuation à l'intérieur et à l'extérieur ne sont pas obstruées par des débris.

Vérifier régulièrement vos appareils ménagers

 

Vérifier l'installation électrique 

 

Si vous avez de jeunes enfants à la maison, équipez vos prises de courant de capuchons de sécurité.

 

Vérifiez régulièrement si la maison comporte des dangers pour la sécurité, comme une rampe d'escalier branlante, un bout de revêtement de sol qui se soulève ou qui gondole, un avertisseur de fumée défectueux, et ainsi de suite.


Si vous possédez un climatiseur, assurez-vous que le bac de récupération d'eau se vide bien et est propre

Vérifiez la présence de toute obstruction dans la cheminée, comme un nid.


Vérifiez les avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone ainsi que les alarmes de sécurité, et remplacez les piles.


Nettoyez votre humidificateur si vous en avez un.


Assurez-vous que la pente du sol autour de votre maison permet d'évacuer les eaux pluviales loin des murs de fondation, de sorte que votre sous-sol ne soit pas inondé.


Si vous avez une fosse septique, mesurez le niveau des boues pour déterminer s’il y a lieu de la faire vider avant le printemps. La fosse doit être vidangée au moins tous les trois ans.


Vérifiez si le bardage et autres boiseries extérieures sont détériorés et procédez à leur nettoyage.


Retirez les feuilles mortes qui se sont accumulées dans les gouttières et sur le toit, et faites couler de l'eau dans le tuyau de descente pour voir si l'eau s'écoule bien

 

TABLEAU RECAPITULATIF POUR L’ENTRETIEN

 


La condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si votre maison est entretenue et que son usage est conforme à sa destination. L’entretien comporte des visites périodiques de surveillance au moins une fois par an. L’entretien comprend notamment :

 

 

 

TOITURE

Couverture étanchéité

Nettoyage et vérification des gouttières, chéneaux, écoulement d’eau.

FACADE ET PIGNON

Revêtement extérieur

Contrôle des fixations et des joints.

Contrôle des orifices de lame d’air à laisser libre.

Vérifier que les végétaux et terre ne soient en contact avec les pieds de murs.

Menuiseries extérieures

Lubrifications des pièces soumises à frottement et mise en jeu.

Débouchage des trous d’évacuation des jets d’eau

Grilles d’aérations

Nettoyage, contrôle d’efficacité

Conduits et descentes

Vérification

Finitions sur bois à l’extérieur

Contrôle et réfection éventuelle des peintures tous les 3 à 5 ans.

Contrôle et renouvellement des lasures tous les 2 à 3 ans.

PARTIES INTERIEURES

Circulation

Contrôle de l’étanchéité des revêtements de sol lavables

Gaines, conduits et tuyauteries

Contrôle d’efficacité

Ventilation

Vérification du bon fonctionnement

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:10

Cet arrêté introduit certaines dérogations au code de la Santé Publique. Depuis 2002, ce code interdisait d'ajouter ou d'utiliser, dans les biens de consommation et les produits de construction, des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire.

 

Ce nouveau arrêté permet de transgresser la règle. Bien sûr il ne s'agira "que" de déchets très faiblement radioactifs. Mais qui peut se réjouir  de participer à la gestion de ces rebuts du nucléaire en les faisant entrer dans la composition de sa poussette, de son siège de bureau, de son mobilier de cuisine ? (sont heureusement exclus des demandes de dérogations les bijoux, les aliments, les cosmétiques, les jouets et le produits en contact avec les eaux et les aliments.)

 

Alors que le petit rayonnement électromagnétique des lampes fluocompactes crée la polémique, rares sont les actions, exceptées celles de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité, menées contre ce texte. Alors qu'il ne répond qu'à un seul interêt : celui des exploitants d'installations, embarassés par des millions de tonnes de déchets faiblement radioactifs. Etonnant, l'arrêté incriminée a été pris en dépit de l'avis défavorble de l'Autorité de Sûreté nucléaire qui dénonce la dilution comme mécanisme d'élimination de nos radieux déchets et qui s'inquiète d'une possible banalisation de délivrance des dérogations.

 

Effarant, cet arrêté confie aux industriels la charge d'informer eux-mêmes les consommateurs sur la présence de substances radoactives dans leurs produits ! Voici donc un nouveau bon prétexte pour préférer les ecomatériaux et les produits locaux peu ou pas transformés !

 

 

source : La maison écologique, n° 56, avril-mai 2010, article de Julie Barbeillon.

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